Douanes à Bagotville: Lebel offre sa collaboration

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L'ancien ministre fédéral, Denis Lebel, veut refiler ses informations au député libéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, afin de réaliser le projet de douanes à Bagotville.

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Même s'il n'est plus au pouvoir, le député fédéral Denis Lebel est prêt à offrir à son homologue libéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, toutes les informations qu'il détient afin d'implanter un service de douanes à l'aéroport de Bagotville.

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Les passagers de la région pourraient passer la douane à Bagotville à leur retour de vacances dans le sud si le projet pilote se réalisait.

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Au cours d'un entretien avec le journaliste du Quotidien, le député conservateur de Lac-Saint-Jean affirme que le gouvernement Harper était prêt à annoncer, il y a quelques mois, un projet-pilote à travers le Canada, mais que la défaite électorale du 19 octobre avait modifié les plans.

Depuis plusieurs années, les compagnies aériennes et les passagers qui se rendent en vacances dans le Sud réclament un service de douanes à l'aéroport de Bagotville. Il faut savoir que le service existe pour les voyages d'affaires de 30 passagers et moins seulement.

Présentement, lorsque l'avion quitte le Mexique, Cuba, le Panama ou la République dominicaine, le pilote doit obligatoirement faire un arrêt à Québec. Les touristes doivent débarquer et passer par les douanes. Chaque fois, l'arrêt dure au minimum une heure et oblige les compagnies d'aviation à défrayer des sommes d'argent pour avoir le droit de se poser, en plus des dépenses de carburant que cela implique.

Malgré toutes les protestations et les demandes, le projet d'un service douanier à Bagotville n'a pu voir le jour. Mais il y a peut-être un espoir.

«Nous étions prêts à annoncer la mise en place d'un projet-pilote. Comme nous n'avons pu y parvenir, je suis prêt à remettre toute l'information que j'avais à Denis Lemieux afin qu'il puisse concrétiser le projet. Contrairement à ce que les citoyens ont pu penser, j'étais favorable à l'idée d'implanter une équipe volante de douaniers à Bagotville, mais je ne pouvais m'exprimer publiquement afin de ne pas jouer dans les plates-bandes du ministre. Mais j'ai travaillé à ce projet au cours des trois dernières années», explique M. Lebel, quelques instants avant de prendre l'avion pour Ottawa.

«J'ai toujours dit que le nom de Denis (Lebel) serait là plus longtemps que le ministre. Si je veux donner l'information au député libéral de Chicoutimi-Le Fjord, c'est que j'ai à coeur la mise en place de projets pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La région est plus importante que moi. Et ce projet-pilote pourrait être tenté à quelques endroits au Canada», poursuit Denis Lebel.

Solution abordable

Au cours des dernières années, Denis Lebel et des fonctionnaires du gouvernement ont tenté de trouver une solution qui ne serait pas coûteuse pour ce projet. Et l'ancien ministre y était parvenu.

Chaque atterrissage à Québec entraîne des coûts assez importants pour les compagnies aériennes. Ils seraient de l'ordre d'environ 10 000$, que les voyageurs paient sur leur billet.

«Ce que je propose, c'est que l'on prenne cette somme et qu'on l'investisse dans les équipes de douaniers. Ça ne coûterait rien de plus au gouvernement, mais ça éviterait une escale.»

«L'équipe volante des douaniers pourrait être formée des douaniers actuels de l'aéroport et on pourrait ajouter des militaires et des policiers à la retraite pour donner un coup de main. Au départ, ce serait un projet temporaire, soit pour la durée des vols offerts vers les destinations du Sud», analyse Denis Lebel.

Celui-ci affirme que le projet-pilote avait été accepté par l'ancien ministre Steven Blaney. Le processus s'était accéléré lorsqu'il s'est retrouvé au poste de ministre de la Sécurité publique», admet M. Lebel.

De retour à une vie normale

Un mois après la défaite du gouvernement de Stephen Harper, Denis Lebel reprend tranquillement une vie un peu plus normale.

Dans les jours qui ont suivi l'arrivée du Parti libéral du Canada au pouvoir, l'ancien ministre de Développement économique Canada a dû vider ses bureaux d'Ottawa, de Montréal et de Québec. Il a remercié plus d'une vingtaine d'employés.

«Ce n'est pas facile. J'ai travaillé avec ces gens durant plus de 2560 jours, un record au ministère de Développement économique Canada. Même si je n'ai plus les mêmes responsabilités, je n'arrête pas. Je dois me réhabituer à avoir uniquement mon bureau de comté, à Roberval, et celui de la Colline parlementaire à Ottawa et au fait de ne plus avoir les ressources pour préparer les dossiers», dit-il.

Questionné sur la dernière défaite électorale de son parti, notamment à savoir s'il avait senti que le tapis glissait sous les pieds de Stephen Harper, Denis Lebel mentionne ne s'en être aperçu qu'à la toute fin.

«Dans les deux ou trois derniers jours de la campagne électorale, on a bien vu que les libéraux étaient pour réaliser quelque chose. Je n'avais pas vu ça arriver. Je ne sais pas si c'est le fait que nous étions toujours avec nos partisans qui fait que nous n'avons rien vu. Tout semblait bien aller. Deux jours avant le vote, il y avait 1800 partisans dans une rencontre à Laval», soutient Denis Lebel, qui accepte le verdict populaire.

Denis Lebel a été élu une première fois lors de l'élection partielle de 2007. Il a ensuite été reconduit dans ses fonctions en 2008, 2011 et 2015. Il a été assermenté une quatrième fois, hier, à Ottawa.

Adjoint de Rona Ambrose

(Patricia Rainville) - Le député de Lac-Saint-Jean, Denis Lebel, est nommé chef adjoint du Parti conservateur.

C'est la chef intérimaire du parti, Rona Ambrose, qui en a fait l'annonce, hier.

« Je suis dans l'impatience d'assumer mes nouvelles fonctions de chef adjoint. À titre d'ancien lieutenant au Québec, j'ai une perspective unique, et je suis fier que notre parti ait plus de députés du Québec que jamais auparavant. Je vais mettre mon expérience et mes connaissances à profit afin de relever ce nouveau défi, alors que nous travaillons ensemble en tant que conservateurs pour offrir une véritable alternative au gouvernement libéral actuel», a affirmé Denis Lebel, par voie de communiqué.

Par ailleurs, c'est Andrew Scheer, le député de Regina-Qu'Appelle, en Saskatchewan, qui sera le leader de l'opposition officielle à la Chambre.

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