Des maires du Lac s'insurgent contre Rio Tinto Alcan

Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin,... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, et le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, qualifient de cavalière l'attitude du directeur du Programme de stabilisation des berges de Rio Tinto Alcan, Jean Pedneault.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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(CHICOUTIMI) Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, et le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, qualifient de cavalière l'attitude du directeur du Programme de stabilisation des berges de Rio Tinto Alcan, Jean Pedneault. Ils l'accusent d'avoir recours à la «méthode forte» pour communiquer avec les élus qui tentent d'infléchir certaines décisions.

Le chat est sorti du sac devant le Cercle de Presse du Saguenay alors que les deux politiciens répondaient à des questions concernant les dommages majeurs causés par l'érosion pour la structure de l'Île Boulianne, une composante du Parc provincial de conservation de Pointe-Taillon, qui sert aussi de protection naturelle pour la municipalité de Péribonka: «On a réussi à avoir de peine et de misère certains travaux, mais c'est toujours en fonction de leur bonne volonté, et c'est souvent négatif.»

Jean-Pierre Boivin a cité une lettre signée de la main de Jean Pedneault où il se fait dire que Rio Tinto Alcan ne s'ingère pas dans les affaires de la MRC et qu'il n'a pas à s'ingérer dans les affaires de l'entreprise. «Il s'agit de la réparation d'une route donnant accès à une sablière qui a été utilisée pendant un redoux. Ils ont endommagé sérieusement la route et on demandait qu'ils la réparent. Ils ont expliqué qu'ils avaient payé des redevances à la MRC sur le sable prélevé. Dans le temps d'Alcan, on aurait tout réglé ça rapidement», soutient le préfet Boivin.

Le maire des Dolbeau-Mistassini a également eu des communications musclées avec l'entreprise lorsqu'il a refusé que l'on utilise la route de Vauvert avant qu'elle soit gelée pour faire du rechargement de plage. Les élus avaient constaté un changement de comportement de l'entreprise lors de la vente à Rio Tinto et aujourd'hui, ils jugent que l'arrivée de Jean Pedneault à la tête du programme amplifie ce problème de communication.

«Quand ils ont constaté que M. Luc Cyrenne faisait preuve d'une trop grande ouverture envers la communauté et prenait le temps de nous écouter, ils ont décidé de le faire sauter», croit le préfet Jean-Pierre Boivin. Le maire de Dolbeau-Mistassini a enchaîné de façon ironique en ajoutant que M. Cyrenne «avait été remplacé par un "bouncer"».

// Plus de détails à venir

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