Plus d'éperlans pour la ouananiche

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Jean-François Gauthier, directeur Énergie électrique RT,  Marc Archer, directeur général de la CLAP, Luc Gibbons, président de la CLAP, et Paul Patry, directeur Environnement, Exploitations forestières et Scieries Québec chez PFR, ont confirmé l'investissement de plus d'un demi-million $ pour la création de frayères artificielles.

Photo Le Quotidien, Laura Lévesque

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Annoncée en 2014, la construction de 25 frayères artificielles pour l'éperlan commencera cet hiver dans le lac Saint-Jean, au large de l'embouchure des rivières Mistassini et Ticouapé. Une première mondiale qui nécessite des investissements de plus d'un demi-million $, assumés essentiellement par Rio Tinto, la Corporation de l'Activité pêche (CLAP) et les MRC jeannoises.

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Les frayères renfermeront 150 tonnes de pierres chacun et mesureront 15 m de longueur par 12 m de largeur.

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Le projet, dont le but ultime est d'offrir de meilleures conditions à la pêche sportive, vise à augmenter la production d'éperlans dans le lac Saint-Jean, la proie préférée de la ouananiche.

« C'est une première à l'échelle internationale. Ce qui fait en sorte qu'on n'a pas de garantie de résultat sur le taux de survie. C'est carrément expérimental. Mais toutes les recherches pointent vers ce scénario. Et on pense que ça vaut la peine d'investir. Si ça ne marche pas, personne ne pourra nous reprocher de ne pas avoir essayé », laisse tomber Marc Archer, directeur général de la CLAP.

Les frayères seront aménagées à environ 3 kilomètres au large des embouchures des deux rivières, dans un secteur qui est peu favorable à la survie des oeufs, en raison du fond sablonneux. Les nouveaux aménagements consistent en des îlots de grosses pierres rondes déposées sur le fond du lac. Cette idée résulte des travaux menés récemment par des chercheurs de l'UQAC et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, mais aussi par la découverte, il y a plusieurs années, de l'existence du cycle proie-prédateur entre la ouananiche et l'éperlan. Un cycle qui fait en sorte que l'abondance des deux espèces fluctue d'un extrême à l'autre, sur une dizaine d'années.

« Si on ne fait rien pour augmenter la production d'éperlans, on va devoir se contenter de la façon dont ça fonctionne présentement. C'est-à-dire, un cycle d'abondance qui passe par des extrêmes, des hauts et bas, tous les 10 ans. Il faudra alors gérer la pêche à la ouananiche en conséquence », exprime M. Archer.

Les îlots de pierre seront aménagés dans un périmètre de 2 par 3 km à une profondeur de 2 à 3,5 mètres par rapport au niveau du lac. Même si un peu plus de 250 camions de roches seront nécessaires pour créer ces 25 sites, le directeur général de la CLPA se défend de jouer à dieu en reproduisant de telles frayères.

« Oui, ce sont des frayères artificielles. Mais elles correspondent à ce que les éperlans recherchent. Dans les trois prochaines années, on va voir si le poisson utilise ces frayères. Si oui, ça va augmenter de façon naturelle le nombre d'éperlans dans le lac », espère M. Archer.

Rio Tinto paye la plus grande part de la facture, en versant 226 000 $ au projet.

« Malgré les grandes difficultés que connaît de l'aluminium, nous sommes heureux de poursuivre cette collaboration afin de concrétiser un projet novateur et prometteur pour la pêche au lac Saint-Jean », souligne Jean-François Gauthier, directeur Énergie électrique.

Le CLAP (59 000$), les MRC jeannoises (79 000 $), Pêches et Océans Canada (75 000 $) et la Fondation de la faune du Québec (40 000 $) ont tous contribué financièrement au projet, de même que Produits forestiers Résolu et la défunte CRÉ qui ont offert chacun 26 000 $.

Les matériaux et les travaux de construction coûteront un peu plus de 135 000 $. Le reste de l'enveloppe d'un demi-million $ servira à payer les différentes études préliminaires, menées depuis 2011, la planification, la préparation et le suivi du projet.

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