Nouvelle chute des investissements dans les mines

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Josée Méthot, présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec, souligne que lorsque les investissements miniers et les dépenses d'exploration sont à la baisse, les complexes miniers de demain risquent de ne pas voir le jour.

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La baisse des investissements dans les projets miniers se poursuit pour une deuxième année au Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean n'y échappe pas.

L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié mardi le document annuel L'investissement minier au Québec en 2014. La brochure dresse un portait de la situation de l'industrie par rapport aux investissements effectués par les sociétés minières et celles qui se spécialisent dans l'exploitation.

Au global, la chute des investissements dans le secteur minier est de l'ordre de 35% en 2014 par rapport à l'année 2013. Cette tendance à la baisse est provoquée par une combinaison de la réduction des prix des métaux et par un resserrement significatif de l'accès aux capitaux. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est considéré comme une région en émergence pour cette industrie, ce qui explique que les montants en cause sont loin derrière les statistiques de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et de l'Abitibi (95,5% des investissements totaux), berceau de l'industrie minière québécoise.

«Par rapport à 2013, le niveau des investissements a baissé dans les trois principales régions minières du Québec. La Côte-Nord a été la plus sévèrement touchée avec une chute de 59,3% de ses investissements principalement en raison de l'effondrement du prix du fer. Les régions du Nord-du-Québec, de l'Abitibi-Témiscamingue et du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont vu leurs niveaux d'investissements respectifs baisser de 18,3%, 9,6% et 8,7%», indique le document.

Même si la réduction des investissements ralentira, les perspectives pour l'année en cours ne sont pas plus reluisantes pour l'industrie québécoise. Ces chiffres démontrent que la demande tarde toujours à se manifester pour les métaux et autres minerais extraits du sous-sol québécois.

«Selon les intentions exprimées par les sociétés pour 2015, l'investissement minier diminuera de 8,2% par rapport à 2014, se traduisant par un investissement total d'environ 2,7 G$. Les investissements en exploration et en mise en valeur diminueront de 11,5% pour atteindre 281 M$, tandis que les investissements reliés à l'aménagement des complexes miniers diminueront de 7,8% pour atteindre 2,5 G$», écrivent les spécialistes.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les investissements en matière d'exploration minière ont atteint 9,2% des investissements québécois ou 29 M$.

Le rapport annuel de l'ISQ fait ressortir un intérêt marqué pour l'exploration minière dans le domaine du phosphate, dans la foulée des projets d'Arianne Phosphate au Lac-Saint-Jean et de la mine Arnaud à Sept-Îles. L'exploration pour ce minerai a représenté 8,3% des dépenses totales en exploration minière en 2014. Les travaux pour l'exploration de l'or et du fer et titane ont toujours le haut du pavé.

Les faits importants soulignés pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean concernent l'abandon par Iamgold du projet d'expansion de sa mine de niobium de Saint-Honoré et la vente de sa division Niobec à un groupe d'investisseurs.

La réaction de l'Association minière du Québec n'a pas tardé à venir. L'industrie souhaite toujours que l'État rende le paysage plus accueillant pour les projets. L'Industrie minière traverse une période difficile et rencontre beaucoup d'opposition dans certaines régions du Québec comme c'est le cas pour le projet de mine Arnaud à Sept-Îles.

«Les chiffres dévoilés confirment une fois de plus que l'industrie minière tourne au ralenti et qu'il est primordial de limiter les contraintes qui pourraient faire en sorte de rendre la situation encore plus difficile. Lorsque les investissements miniers et les dépenses d'exploration sont à la baisse», ça signifie que «les complexes miniers de demain pourraient ne pas voir le jour, avec les conséquences économiques que l'on suppose pour les régions et le Québec», a soutenu Josée Méthot, présidente-directrice générale de l'AMQ.

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