Métiers de la construction: bonnes années à l'horizon

Même si le nombre de chantiers est en baisse au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Même si le nombre de chantiers est en baisse au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Commission de la construction du Québec (CCQ) évalue qu'il faudra 300 nouveaux travailleurs chaque année jusqu'en 2018 dans la région pour combler les besoins, presque seulement en remplacement.

Dans la publication Perspectives 2015-2018 des métiers et occupations de la construction, Région Saguenay-Lac-Saint-Jean, la CCQ explique que l'inauguration du centre de détention à Roberval, en juin 2015, un projet de 115 M$, affecte le secteur institutionnel et commercial pour le reste de l'année en cours.

Le secteur du génie civil et de la voirie est aussi atteint par le parachèvement du parc éolien Rivière-du-Moulin EDF Énergies nouvelles dans la parc des Laurentides, un investissement de 800 M$. Le secteur avait déjà été beaucoup ralenti en 2013 lorsque le chantier de l'usine AP60 de Rio Tinto s'est terminé. Seul le projet de ligne électrique Chamouchouane-Bout de l'île, qui relierait un poste de la région à un autre de Montréal, apporterait du soutien.

Pour l'instant, le secteur industriel est stimulé par le projet minier Renard dans les Monts-Otish, dans le nord du Québec. Environ 30% des heures travaillées par des salariés de la région se font ailleurs dans la province, par exemple à la Baie-James. La CCQ observe cependant un manque de projets à court terme.

L'économiste de la CCQ Patricia Carvajal précise en entrevue téléphonique que l'activité dans la région baisserait de près de 15% dans la prochaine année, selon le nombre d'heures travaillées. Elles ont été au nombre de 7,4 millions en 2014, effectuées par 8400 travailleurs. Toutefois, la baisse se stabilisera à environ 3,5% de 2016 à 2018.

«La plupart des métiers ont des besoins limités, c'est difficile de cibler des métiers d'avenir. Il ne faut pas que les jeunes perdent confiance quand même, il y a encore de la place pour eux avec le roulement de personnel souvent notable ou élevé. Si les centres de formation continuent de former des travailleurs de façon équilibrée, ça devrait bien aller», croit Mme Carvajal.

Dans l'ensemble du Québec, un besoin annuel de 9000 nouveaux travailleurs est prévu, pour un total de 153 000 salariés actifs en moyenne chaque année. Cela représente «tout de même un niveau exceptionnel, qui n'a été dépassé que sept fois depuis 40 ans», peut-on lire dans un communiqué de la CCQ.

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