UQAC : les étudiants français en deuil

Les étudiants d'origine française ont pu partager leur... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

Agrandir

Les étudiants d'origine française ont pu partager leur peine en groupe et étaient touchés du soutien de l'université.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les étudiants français de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont pu se recueillir samedi après-midi, au lendemain des attentats terroristes survenus à Paris, lors d'une minute de silence et d'une marche de solidarité imprégnées de tristesse, mais aussi d'espoir.

Les étudiants français de l'Université du Québec à... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 1.0

Agrandir

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Le président du MAGE-UQAC Robin Tranchant, le recteur... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 1.1

Agrandir

Le président du MAGE-UQAC Robin Tranchant, le recteur de l'université Martin Gauthier, l'instigateur de la marche Guillaume Rosa et le vice-recteur Mustapha Fahmi ont déposé une gerbe de fleurs, aux couleurs du drapeau français, au pied du drapeau québécois en berne.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Devant environ 200 jeunes et membres du personnel rassemblés sur le terrain de l'UQAC, l'un des instigateurs de l'évènement, Guillaume Rosa, a pris la parole en tant que citoyen français, mais avant tout comme «citoyen du monde». Il a rendu hommage aux victimes de Paris et a rappelé l'attentat du Charlie Hebdo en janvier, ainsi que les autres contrées en conflit avec des groupes extrémistes.

«Face à autant de haine et de folie, il ne faut pas oublier non plus tous ceux en Syrie et au Mali qui doivent quitter leur pays. C'est un jour de tristesse. Battons-nous pour l'amour, la fraternité et l'égalité.»

Des applaudissements ont suivi son discours. Une gerbe de fleurs aux couleurs de la France a été déposée sous le drapeau du Québec en berne. La marche s'est déroulée jusqu'à la Place du Citoyen, un autre «symbole intéressant» pour Guillaume Rosa, qui avait besoin de s'impliquer.

Même avant la minute de silence, moment poignant d'émotion, le calme régnait sur la foule. Les gens parlaient en chuchotant, les yeux embués et les épaules basses. «On est encore sous le choc» et «On ne sait pas trop comment réagir» étaient des commentaires fréquents chez les étudiants français rencontrés, rassurés d'avoir une chance de vivre leur deuil en groupe. Ils sont près de 500 à fréquenter l'UQAC.

«Ça fait plaisir de voir tout le monde mobilisé pour défendre la valeur de la liberté, qui est universelle et qui fait partie de notre devise en France», confie Thibault Pallard.

«C'est une bonne idée. Nous ne sommes pas chez nous et ça fait du bien de voir qu'on nous soutient», mentionne une autre étudiante. Son ami venait seulement d'apprendre que ses proches à Paris étaient en sécurité.

Le président du Mouvement des associations générales étudiantes de l'université (MAGE-UQAC) Robin Tranchant, lui-même originaire de France, souligne que le décalage de 6 heures rend les communications difficiles. Il espère que la mobilisation ne s'arrêtera pas «à cette action ou à un changement de photo de profil sur Facebook».

«C'est triste que ça prenne des évènements comme ça pour être solidaires. Ma crainte est que la peur et la colère engendrées, même si je comprends cette réaction, retombent sur les réfugiés syriens. Je ne crois pas que fermer les frontières soit une solution. Ces gens-là doivent fuir des évènements comme Paris, c'est juste que ce n'est pas autant médiatisé.»

Soutien psychologique

Robin Tranchant est heureux de travailler avec l'administration de l'université pour établir des mesures de soutien à la communauté française. Après une rencontre organisée après la marche, il a été décidé de mettre à la disposition des étudiants des lignes téléphoniques et un ordinateur équipé de Skype dans des salles spéciales. Les travailleurs sociaux seront disponibles, une activité de partage est planifiée lundi avec un professeur et le recteur de l'UQAC et une fresque où chacun pourra écrire un mot d'encouragement sera affichée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer