Se délester du poids des autres

Maude Duchaîne est rayonnante. La mère de famille... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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Maude Duchaîne est rayonnante. La mère de famille a réussi à perdre 180 livres par elle-même en apprenant notamment à contrôler ses émotions.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Lorsqu'on rencontre Maude Duchaîne pour une première fois, difficile d'imaginer que cette petite femme souriante a déjà pesé plus de 300 livres. Pourtant, elle l'affirme d'emblée, elle a passé sa vie à être «la petite grosse». Après deux premières pertes de poids spectaculaires de plus de 100 livres, elle vient de le voir passer de 335 à 155 livres. Elle ne peut jurer si elle sera mince pour la vie. Une chose est certaine, cette fois, elle se sent armée pour y parvenir.

Maude Duchaîne est devenue une véritable source d'inspiration pour son entourage. Entre avril 2013 et aujourd'hui, elle a perdu plus de 180 livres par elle-même.

L'histoire de la mère de famille n'est toutefois pas toute simple.

D'aussi loin qu'elle se souvienne, Maude Duchaîne était ronde.

«J'ai toujours été la petite boule. Dès mon plus jeune âge mes parents m'ont fait voir des pédiatres. J'ai toujours bien mangé. Mes parents évitaient les desserts à la maison, mais chez mes amis, je me rappelle encore où ils étaient», raconte-t-elle.

Ses parents lui ont aussi inculqué l'importance d'être active. Elle a toujours fait de la marche, de la natation.

Son poids, lui, refusait de descendre.

«J'ai toujours eu de bonnes habitudes, mais j'ai toujours trop mangé. J'ai toujours faim.»

100 livres perdues à 21 ans

À 21 ans, la jeune femme a suivi un premier régime qui lui a permis de perdre 100 livres.

À 28 ans, elle a obtenu un résultat similaire grâce à un autre régime.

«Les deux fonctionnaient très bien, tant que j'étais suivie», explique-t-elle.

Après des mois d'efforts, des vacances de trois semaines ont suffi à lui faire reprendre 20 des livres perdues. Une source de découragement total. «J'ai à peine triché et j'ai pris tout ce poids. Je me suis dit que les régimes, c'était fini.»

Au fil des ans et des épreuves, le poids de Maude Duchaîne a poursuivi sa courbe ascendante.

«J'avais honte de moi. Plus ça allait, moins j'étais capable de faire de l'activité. Je ne pouvais plus aller au cinéma. Prendre l'avion était un calvaire. Je me suis fait refuser l'accès à des manèges à Walt Disney devant mes enfants.»

De 2010 à 2013, elle a amorcé un travail sur elle-même.

«J'ai lu quelque part que les gens qui ont de gros surplus de poids sont ceux qui portent les problèmes des autres sur leur dos. Effectivement, j'en prenais plus que ce que je suis capable de prendre. Je me suis rendu compte que j'avais un problème avec mes émotions qui étaient toujours intenses. Manger, c'était comme une crème.»

Elle a amorcé des cours pour apprendre à lâcher prise. «La base du problème, c'est les émotions.»

Un dessert par jour

En 2013, elle s'est mise à cuisiner les repas de la famille à l'avance. «Tous les jours, je sais ce que je mange le lendemain. La planification est la meilleure solution. J'ai pris le meilleur des régimes connus et de moi-même. Je cuisine des desserts que je conserve au congélateur et j'en mange un à tous les repas.»

Elle fait également de l'activité physique.

Elle estime que c'est le contrôle de ses émotions qui lui permet d'obtenir de si bons résultats.

«Je ne veux plus que les émotions me dirigent. Je ne suis pas confiante à 100%, je ne sais pas quelle épreuve peut m'arriver demain. Mais je suis beaucoup mieux armée que les deux premières fois pour conserver mon poids. Je me sens capable de tout accomplir.»

Marche et course

L'an passé, elle a fait la marche dans le cadre de la course des Pichous. Cette année, elle compte bien courir. «Avant, je pouvais à peine marcher», rappelle-t-elle.

Elle sent la fierté de son entourage. Le regard des étrangers a aussi changé. «J'ai déjà vu la haine dans les yeux.»

Elle songe à aider des gens qui vivent la même situation. «J'aimerais peut-être devenir coach de vie. Les gens souvent ne cherchent pas aux bonnes places», estime celle qui attend une abdominoplastie, opération qu'elle espère depuis un an. «Ce sera le point final.»

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