Mme la chef de l'opposition

Environ cent personnes ont assisté à l'assemblée d'investiture... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Environ cent personnes ont assisté à l'assemblée d'investiture de Josée Néron comme chef de l'ERD samedi matin.

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La conseillère municipale de Saguenay Josée Néron a officialisé samedi son nouveau rôle de chef de l'Équipe du renouveau démocratique devant une centaine de membres du parti enthousiastes, lors de l'assemblée d'investiture à l'hôtel Le Montagnais.

Pour la comptable de formation, il ne s'agit que «d'une première étape» et il reste encore beaucoup de travail à faire avant les prochaines élections dans deux ans. Si elle devient mairesse, elle souhaite s'attaquer en premier à la gouvernance.

Nouvelle mentalité

«Il faut amener une façon plus moderne de gérer les choses et changer la mentalité. Les conseillers ne doivent pas travailler seulement pour leur district, mais voir la ville comme une entité globale.»

Mme Néron affirme s'appuyer sur les préoccupations des citoyens pour établir ses priorités, par exemple le déneigement, les heures d'ouverture des bibliothèques et la préservation des bâtiments patrimoniaux. «J'ai déjà commencé à m'asseoir avec le clergé.» Elle souhaite également «rebâtir un climat propice au développement économique», repenser l'urbanisme et intégrer le compostage dans le plan de gestion des matières résiduelles. La conseillère juge aussi que l'organisme Promotion Saguenay est trop «politisé».

La mère de cinq enfants a été élue par acclamation le 21 octobre. Josée Néron a profité de l'annonce officielle pour saluer le travail des précédents chefs du parti, dont Aurélien Leclerc qui assurait la chefferie intérimaire. «Notre présence dérange le conseil, mais elle contribue à changer la dynamique, déclare-t-elle. Vous pouvez compter sur une femme déterminée.»

Accueil des immigrants : être mieux préparés

La nouvelle chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, croit que Saguenay doit se doter d'infrastructures supplémentaires si la ville veut sérieusement accueillir des réfugiés syriens.

Au lendemain des attentats terroristes qui ont fait jusqu'à maintenant 129 morts et des centaines de blessés, la conseillère municipale s'accorde pour dire que l'accueil de réfugiés est encore plus nécessaire maintenant que l'Occident a eu un aperçu de ce qu'ils vivent dans leur pays.

«Le Canada a toujours été une terre d'accueil. Après tout, nous sommes une nation issue en bonne partie d'immigrants», dit-elle en faisant référence aux premiers colons.

Samedi matin, il a été révélé que Saguenay ne faisait pas partie de la liste des villes choisies pour accueillir des réfugiés syriens par le gouvernement du Québec. Le maire Jean Tremblay a déclaré être ouvert à ce que 200 d'entre eux viennent s'établir dans la capitale régionale et qu'un fonctionnaire travaillait sur le dossier à temps partiel.

«Ce n'est pas suffisant, croit Josée Néron. Il faut profiter de l'ouverture des gouvernements fédéral et provincial pour aller chercher des subventions et ramener un organisme qui s'occupe seulement de l'intégration des immigrants. Présentement, c'est jumelé à une organisation qui travaille également avec les personnes handicapées, et ce n'est clairement pas les mêmes besoins.»

Drapeaux en berne

Par ailleurs, le maire Jean Tremblay a gazouillé samedi que «les drapeaux de la ville de Saguenay seront en berne pour signifier notre compassion envers le peuple français».

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