Une pratique dénoncée par le Syndicat des ambulanciers

La sécurité des nouveau-nés inquiète

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Depuis l'été dernier, le CIUSSS assure le transfert interétablissement de nouveau-nés séjournant sur des civières dans des incubateurs à bord de fourgons.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Depuis l'été dernier, le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean assure le transfert interétablissement de nouveau-nés séjournant sur des civières dans des incubateurs à bord de fourgons, une pratique que dénonce le Syndicat des paramédicaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Celle-ci ne respecterait pas les normes du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) que le gouvernement du Québec a lui-même imposées aux firmes ambulancières.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, une dizaine de ces nouveau-nés en incubateurs placés sur civière ont ainsi été transportés par la division transport médical de la firme Intercar. Cette firme qui dispose de véhicules de transport, tout comme cinq autres de la région, a décroché en janvier dernier des contrats de service totalisant quatre millions$ pour le transport médical adapté et le taxi adapté pour les quatre ou cinq prochaines années.

Une photographie prise il y a quelques jours à l'hôpital d'Alma montre les conditions de transport.

Le président du syndicat des paramédicaux CSN, Martin Harvey, soutient qu'on vient de franchir un recul important. «Les véhicules de transport médical sont adaptés pour des personnes malades en position assise. Ils ne doivent pas transporter de personnes sur civière. Dans le cas des nouveau-nés, ils sont placés sur civière», explique M. Harvey.

Il ajoute que lors d'un transport en ambulance, les civières sont attachées au plancher et le patient est solidement retenu à la civière. En cas d'accident ou de renversement de l'ambulance, le maximum de sécurité est assuré. Selon lui, le transport médical adapté compromet la sécurité des poupons en cas d'accidents graves.

«On a l'impression que le gouvernement retourne dans les années 70, à l'époque où les entreprises funéraires effectuaient également le transport en ambulance», affirme M. Harvey.

Du côté du CIUSS, le porte-parole, Marc-Antoine Tremblay, s'est limité à affirmer par courriel que le transport médical adapté est un service d'accompagnement offert aux personnes non autonomes qui ont besoin de soins ou requièrent des examens ou des traitements dans un établissement de santé public, alors que le transport en taxi adapté spécialisé est un service similaire donné aux personnes autonomes à mobilité réduite.

dvilleneuve@lequotidien.com

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