Lock-out des concessionnaires: Québec impose une ultime médiation

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Sam Hamad, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

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Le Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSD) et la Corporation des concessionnaires d'automobiles, qui a décrété un lock-out il y a 32 mois, doivent obligatoirement retourner à la table de négociation et s'entendre sans quoi les différends seront soumis à un arbitre qui imposera une nouvelle convention collective.

Le ministre du Travail Sam Hamad s'est levé à l'Assemblée nationale jeudi matin et a déposé officiellement le préavis de projet de loi spéciale ayant pour objectif «le règlement de certains différends dans le secteur de l'automobile de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.». Le gouvernement a de plus signifié clairement que l'Assemblée nationale pourrait siéger de façon exceptionnelle pour l'adoption de ce projet de loi si jamais les parties échouaient ou refusaient de reprendre les négociations.

Le ministre du Travail n'a pas révélé l'échéancier pour en arriver à un règlement négocié. Tout indique que dans les circonstances, les spécialistes du ministère du Travail, conciliateurs ou arbitres, seront mis à profit pour poursuivre le travail déjà réalisé. Le ministre reprend certains principes du Code du travail qui prévoit l'intervention d'un arbitre pour décréter les conditions de travail lorsque les parties ne parviennent pas à s'entendre dans le cadre de la négociation d'une première convention collective de travail.

Comme c'est toujours le cas lors de l'adoption de lois spéciales en matière de relations de travail, le refus par l'un des deux groupes de se soumettre au projet de loi, dans le cas d'un échec de la négociation, entraînera des sanctions pénales.

La tension est montée de plusieurs crans dans ce conflit mercredi lorsque 25 travailleurs des ateliers de carrosserie en lock-out ont reçu des avis de mise à pied, dont le président Georges Bouchard qui est à l'emploi de l'entreprise PACO depuis 30 ans.

Les syndiqués attendaient avec une certaine résignation ce projet de loi alors que la Corporation, qui représente les concessionnaires, dissimulait mal son malaise de devoir faire face à une loi spéciale sur laquelle elle n'a aucun contrôle.

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