L'UPAC de retour à l'OMH de Saguenay

Fernand Houle s'est entretenu avec les enquêteurs de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Fernand Houle s'est entretenu avec les enquêteurs de l'UPAC pour une troisième fois depuis mars dernier.

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L'Unité permanente anticorruption (UPAC) intervient une nouvelle fois à l'Office municipal d'habitation de Saguenay (OMH) afin de prendre possession d'une imposante quantité de documents.

«Ils (les enquêteurs) sont venus chercher des documents qu'ils nous avaient demandés il y a quelques mois. Quand ils sont venus la première fois, ils nous ont permis de faire des copies, car ils voulaient les originaux. C'est dans la continuité de leur enquête», a rapporté le directeur général sortant de l'OMH, Fernand Houle, quelques instants après le départ de l'UPAC.

Il s'agissait d'un troisième entretien entre M. Houle et l'équipe de l'UPAC, dans le cadre de cette enquête.

«Ils m'ont rencontré en mars, puis une autre fois après. C'était la troisième fois», a-t-il confirmé.

L'opération s'est amorcée tôt mercredi matin par une visite aux bureaux des Entreprises de construction Gigari de Chicoutimi. Les enquêteurs souhaitaient interroger les administrateurs de l'entreprise afin d'étoffer leur enquête. Selon l'un des associés chez Gigari, Carl Murray, les enquêteurs n'ont rien saisi dans leurs bureaux. «Ils ont posé des questions relatives à leur enquête et c'est tout», a-t-il affirmé.

Un chalet situé sur les monts Valin a aussi été visité par la quinzaine d'agents dépêchés dans la région. Cette information n'a toutefois pas été confirmée par les autorités.

L'ancien directeur des Services des immeubles de l'OMH, Alain Belley, aurait enfin été rencontré. Ce dernier a quitté ses fonctions il y a quelques mois, dans des circonstances qui demeurent imprécises.

Lors du déclenchement de l'opération, quatre endroits faisaient l'objet de mandats de perquisition. En fonction des preuves recueillies, d'autres lieux devaient être visés en après-midi, a expliqué en entrevue la responsable des relations publiques de l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence.

L'UPAC enquête depuis près d'un an sur les activités à l'OMH. Une première perquisition a eu lieu en mars dans les bureaux de l'organisation, à Chicoutimi.

Aucune faute commise dit la SHQ

La Société d'habitation du Québec juge que le président de l'OMH de Saguenay, Martin Simard, ne s'est pas placé en situation de conflit d'intérêt lors de la nomination d'Éric Gauthier au poste de directeur général. Il n'y a pas eu faute non plus dans le dossier d'octroi des contrats de location des bureaux administratifs de l'OMH.

La direction de la vérification de la SHQ a répondu ainsi par lettre aux allégations faites le 29 octobre dernier par Michel Pilon, coordonnateur de la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec (FLHLMQ).

Ce dernier s'était plaint du fait que le conseil d'admnistration de l'OMH, présidé Martin Simard, associé chez Groupe Mallette, ait eu recours aux services de Groupe Mallette pour le recrutement du nouveau directeur général, Éric Gauthier.

Selon Sylvain Fournier, porte-parole de la SHQ, les validations et vérifications effectuées par la SHQ ne permettent pas de croire que le président Martin Simard se soit placé en situation de conflit d'intérêt au moment d'accorder le poste à M. Gauthier puisque M. Simard s'était retiré des discussions lors de la réunion décisive.

Le code de déontologie des dirigeants et admnistrateurs d'un office d'habitation inclu dans la Loi sur la Société d'habitation du Québec définit textuellement «une situation de conflits d'intérêts comme étant toute situation où un administrateur a un intérêt personnel suffisant pour que celui-ci l'emporte ou risque de l'emporter sur l'intérêt de l'office. L'intérêt peut être pécuniaire ou moral.» On y précise même qu'il n'est pas nécessaire que l'administrateur ou le dirigeant ait réellement profité de sa charge pour servir ses intérêts. Le risque que cela se produise est suffisant», y lit-on.

Au cours des prochains jours, la FLHLMQ devra déterminer si elle portera l'affaire devant les tribunaux pour contester la position de la SHQ.

(Denis Villeneuve)

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