Un arbitre fixerait les conditions de travail

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Ce lock-out est le plus long conflit de travail que le Québec a connu, à l'exception d'une grève de 38 mois de mois dans les années 80 dans un domaine sous juridiction fédérale.

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<p>Michel Corbeil</p>

D'après nos informations, l'intention gouvernementale est de donner une date butoir pour que les dirigeants syndicaux, représentant quelque 400 mécaniciens, et les propriétaires de 26 des 28 concessionnaires de la région conviennent ensemble d'une nouvelle convention collective.

Passé cette échéance, Québec nommerait un arbitre pour dicter au syndicat et à la Corporation des concessionnaires d'automobiles régionale les dispositions touchant notamment le salaire, les horaires et la durée de la semaine de travail.

L'appui du Parti québécois (PQ), l'opposition officielle à l'Assemblée nationale et la formation associée depuis sa fondation à la région, n'est pas acquis à l'avance. Son porte-parole dans le domaine du Travail, Stéphane Bergeron, mentionne prudemment qu'il attend de connaître le libellé de la proposition législative.

Mettre «une épée de Damoclès pour obliger la négociation» lui paraît une bonne initiative si la manoeuvre aboutit «à une entente honorable et satisfaisante pour les deux parties». Mais c'est une autre affaire «qu'une entité externe impose un contrat de travail».

Alors candidat à la direction du PQ, le député Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean) a exigé en avril que le premier ministre Philippe Couillard demande au ministre Sam Hamad «de forcer tout le monde à négocier». Diverses sources redoutent que les conséquences sociales dépassent largement l'aspect économique.

Mais la hausse du taux de faillites personnelles aurait aussi convaincu le gouvernement d'agir.

Un précédent

Selon le ministère, ce serait la première fois depuis l'adoption du Code du travail, en 1964, que le gouvernement interviendrait directement pour obliger les parties à s'entendre. Il existe un précédent, un geste posé cependant pour mettre fin à un débrayage illégal, en 2000, dans le secteur du transport de marchandises.

Autrement, le gouvernement ne se mêle pas des ententes contractuelles dans le privé, sauf pour les décrets qui régissent le secteur de la construction.

Ce lock-out est le plus long conflit de travail que le Québec a connu, à l'exception d'une grève de 38 mois de mois dans les années 80 dans un domaine sous juridiction fédérale. Elle avait touché une station radiophonique de la Gaspésie, à New Carlisle.

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