RTA et les syndicats demandent un conciliateur

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La porte-parole régionale de Rio Tinto, Xuân-Lan Vu, a confirmé la demande d'un conciliateur.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

À quelques semaines de l'échéance de la convention collective, Rio Tinto (RT) et la coalition, qui représente 50 % des employés syndiqués de la région, demandent la nomination d'un conciliateur pour dénouer l'impasse. Une requête officielle a été déposée mercredi après-midi au ministère du Travail.

Depuis la reprise des négociations, la semaine dernière, deux rencontres se sont tenues entre l'employeur et la coalition qui regroupe les travailleurs de l'Usine Alma, d'Énergie électrique (Nord), des installations portuaires et services ferroviaires, ainsi que les policiers. Mais les deux parties refusent toujours de bouger au sujet des fonds de pension.

« Depuis le printemps, quelques rencontres de négociation sur le fonds de pension ont eu lieu. La coalition a proposé des solutions, mais sans résultat. Donc, à la dernière rencontre du 11 novembre, les deux parties ont convenu conjointement de faire appel à un conciliateur afin de tenter de dénouer l'impasse. Nous vous tiendrons informés des futurs développements », peut-on lire dans une lettre signée par les représentants syndicaux et envoyée hier à tous les membres de la coalition.

Confirmation

Jointe hier, la porte-parole régionale de RT, Xuân-Lan Vu, a confirmé la demande d'un conciliateur.

« Avec l'état actuel des discussions, on a décidé de faire appel à un conciliateur. Car on est devant une impasse », précise-t-elle.

Dans le cas des employés du port de La Baie, qui font aussi partie de la coalition, mais qui sont sont de juridiction fédérale, une demande pour la nomination d'un conciliateur fédéral a été formulée à la fin du mois d'octobre.

En novembre 2011, quelques semaines avant le déclenchement du lock-out à Alma, RTA avait également exigé l'aide d'un conciliateur pour rapprocher les parties avant la fin de la convention collective. L'intermédiaire n'a cependant pas permis d'éviter le conflit de travail qui a duré plusieurs mois en 2012.

Un contexte différent

Mais selon le porte-parole de la coalition, Alexandre Fréchette, le contexte de 2011 n'a rien à voir avec celui d'aujourd'hui. Ce dernier montre d'ailleurs un certain optimiste face à l'arrivée d'un conciliateur.

« Ça peut être aidant. Et comme nous l'avons toujours dit, nous croyons que la solution viendra par la négociation. Donc, nous utiliserons tous les moyens qui existent pour faciliter la recherche de solutions », exprime M. Fréchette.

Les membres de la coalition souhaitent obtenir davantage que leurs confrères des quelque 10 autres installations de Rio Tinto, qui ont déjà conclu une entente avec l'employeur. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, Rio Tinto souhaite apporter des modifications au régime de retraite. Des changements qui se traduiraient par des pertes de plus de 100 000 $ dans le régime de retraite de chaque travailleur.

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