Santé: les cadres ont droit au temps supplémentaire

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Quelques centaines de syndiqués de la santé et de l'éducation ont manifesté devant l'Hôtel-Dieu de Roberval.

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Les cadres du réseau de la Santé et des Services sociaux qui doivent prolonger leur journée de travail en raison des débrayages des employés syndiqués ont droit à une rémunération à temps et demi ou peuvent reprendre en congé les heures additionnelles.

C'est ce qu'a expliqué au Quotidien le porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Marc Antoine Tremblay. Le CIUSSS n'est toutefois pas en mesure pour le moment de comptabiliser les coûts de ces mesures particulières pour assurer le maintien des services.

« Nous demandons aux cadres du réseau de la santé d'entrer au travail à 6 h le matin. Leur présence permet d'assurer la prestation sécuritaire des services à la population. Les conditions de travail actuelles sont régies par un décret gouvernemental qui permet d'accorder une rémunération en temps supplémentaire aux cadres dans le cas des situations exceptionnelles. Nous sommes à l'intérieur de ce décret en ce moment », reprend le porte-parole de l'hôpital régional.

Le rôle des cadres consiste aussi à assurer le suivi de l'application des services essentiels pour chacun des établissements alors que tous les employés syndiqués doivent faire 42 minutes de grève pendant les journées de débrayage. Les manifestations et autres événements ne sont pas le fruit du hasard ou organisés à la dernière minute.

« Les établissements et les syndicats discutent depuis l'été sur la mise en place des services essentiels. Nous devons nous assurer que tout se fait dans le cadre de ce qui a été discuté. Jusqu'à maintenant, les services essentiels sont appliqués comme prévu », ajoute Marc-Antoine Tremblay.

Quant aux coûts de la rémunération additionnelle des cadres, la reprise en congé se fera sans remplacement lors des activités normales. Pour ceux qui choisissent de se faire payer, le gouvernement compense amplement avec les coupes de salaires pour les 42 minutes de grève que chaque syndiqué fait quand il y a un mouvement de débrayage.

À Alma, les syndiqués ont pris d'assaut le... (Photo courtoisie) - image 2.0

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À Alma, les syndiqués ont pris d'assaut le pont Carcajou pour démontrer au gouvernement leur ras-le-bol envers les négociations qui piétinent.

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Le pont Carcajou bloqué

(Louis Potvin) - Un rassemblement de 2000 syndiqués a perturbé la circulation sur le pont Carcajou à Alma, mardi avant-midi.

Ce geste d'impact s'inscrivait dans la tournée régionale de la CSN qui s'est tenue au Lac-Saint-Jean lors de la seconde journée de grève de près de 16 000 travailleurs du secteur public.

À Alma, les syndiqués ont pris d'assaut le pont Carcajou pour démontrer au gouvernement leur ras-le-bol envers les négociations qui piétinent.

Tout ce beau monde s'est rendu ensuite vers le centre hospitalier, pour accompagner les employés de l'établissement qui faisait une grève rotative.  

Deux autobus remplis de syndiqués ont fait le tour du lac pour réaliser des opérations de perturbation. Des rassemblements du genre ont également eu lieu à l'hôpital de Dolbeau-Mistassini, au Cégep de Saint-Félicien et à l'Hôtel-Dieu de Roberval.

Pour une deuxième journée consécutive, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a rencontré les manifestants pour les encourager à poursuivre leur mobilisation. Sa journée a culminé à Roberval en fin d'après-midi. Il n'a pas été possible pour les manifestants de débarquer devant les bureaux de Philippe Couillard à Saint-Félicien.

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