Usine Dubuc: surprise, sans découragement

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L'Usine Dubuc de Rio Tinto Alcan

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La perte de contrat majeur du client Constellium pour la fourniture d'aluminium-lithium qu'a subie l'usine Dubuc de Rio Tinto Alcan (RTA) surprend et déçoit le président de la Société de la vallée de l'aluminium, Arthur Gobeil, qui n'est tout de même pas découragé face à l'avenir de ces installations.

Invité à réagir à la nouvelle parue dans Le Quotidien vendredi, M. Gobeil affirme que cette perte est dommage, mais qu'il ne s'agit tout de même pas de la fin du monde. «On comprend que c'est une usine qui est très importante en terme de chaîne de valeur puisqu'on y produisait des alliages à très haute valeur ajoutée», affirme M. Gobeil.

Une fois cette affirmation faite, il ajoute qu'il est nécessaire de travailler à un rythme accéléré en étroite collaboration avec RTA pour trouver de nouveaux clients pour l'usine ou développer d'autres efforts pour innover. Il observe que cette usine constitue effectivement un joyau dans une région où il n'y a pas beaucoup de deuxième et troisième transformation de l'aluminium.

Il reconnaît qu'en 2015, la compétition dans le secteur de la métallurgie comme dans tous les autres secteurs économiques est très vive et qu'un avantage obtenu aujourd'hui par des avancées technologiques peut disparaître le lendemain en raison de la quantité d'informations qui circulent à travers de nombreux réseaux. «RTA a perdu un client, mais ils viennent d'investir 5 millions$ pour augmenter la capacité de l'usine, ce n'est pas pour la fermer. Loin de moi l'idée que ça va fermer».

Sylvain Gaudreault

La nouvelle a également fait réagir le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui soutient qu'il s'agit d'une gifle à la stratégie de diversification industrielle de la région. Selon lui, la région est encore victime du phénomène de délocalisation industrielle comme cela a été le cas avec la fermeture de la Cartonnerie Jonquière, le laminoir Novelis et autres fermetures survenues dans la région. M. Gaudreault réitère qu'il est nécessaire de mettre sur pied une stratégie de mise en veille en identifiant les entreprises qui sont des joyaux industriels. Il convient que dans le cas de l'usine Dubuc, il s'agit d'obligations contractuelles impliquant deux entreprises oeuvrant dans le secteur privé.

M. Gaudreault impute au gouvernement du Québec un manque de vision dans sa stratégie de développement de la filière aluminium dans un contexte où il vient d'investir plus d'un milliard pour sauver la CSeries de Bombardier, dont les avions devaient inclure des pièces fabriquées à partir du matériau Airware. «Il y a tout juste six mois, la région a tenu un sommet économique où l'on a créé une table de travail pour donner des mandats dans le développement de la transformation de l'aluminium».

M. Gaudreault entend interroger le gouvernement lors de son retour à l'Assemblée nationale la semaine prochaine.

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