Lock-out des employés de garage: médiation en panne

Les employés de garage en lock-out se dirigent... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les employés de garage en lock-out se dirigent vers un troisième hiver passé le long des artères commerciales de la région.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Pas question pour le président Georges Bouchard et ses membres du comité de négociation du Syndicat des employés de garage (CSD) de se présenter à Québec jeudi prochain à une ultime séance de médiation si la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CCASLSJ) ne démontre aucune ouverture d'ici là. Or, selon ces derniers, la rencontre pourrait ne pas avoir lieu si le médiateur et le ministère du Travail en décident ainsi.

«On va se présenter si les employeurs changent leur position. Mais je veux le savoir avant. Ça fait 29 séances qu'on va à Québec», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique vendredi en soirée. Ces séances impliquent des frais assez importants à la délégation régionale, d'où l'importance de vouloir s'assurer du sérieux de la démarche.

«On est prêts à négocier, mais ils n'ont aucune volonté. Ils veulent écraser les travailleurs», a continué d'affirmer le président syndical.

Le lock-out des employés de garage est en vigueur depuis 32 mois. Les travailleurs se préparent à passer un troisième hiver dans leurs abris de fortune situés à l'entrée des concessionnaires automobiles.

L'hypothèse de travail retirée

Du côté de la corporation, le directeur général Sylvain Gauthier affirme vouloir respecter le processus. «Aujourd'hui, le médiateur a retiré son hypothèse de travail, car il a jugé que la situation n'avait pas avancé depuis la rencontre du 30 octobre. Là, il doit rencontrer le ministère du Travail pour confirmer la rencontre du 12. La corporation est prête à travailler sur cette hypothèse. Il faut prendre les étapes une par une», a-t-il indiqué.

M. Gauthier a mentionné qu'il est hors de question pour les concessionnaires de conserver l'organisation du travail telle qu'elle était. Il a rappelé également que les négociations avec le médiateur ne portaient plus sur les propositions syndicale et patronale, mais bien sur son hypothèse de travail. «On veut un règlement négocié», a-t-il assuré.

Garder espoir

Bien que peu confiant face au résultat de cette rencontre, Georges Bouchard a préféré affirmer qu'il conserve espoir. «Le médiateur va faire son rapport et le ministre Sam Hamad va constater qu'on est dans une impasse», a-t-il anticipé.

La voie politique demeure presque la dernière issue possible au conflit. Ainsi, Georges Bouchard déplore le peu d'appui que reçoit le conflit présentement, autant dans la population que chez les élus. «Il n'y a pas beaucoup de politiciens qui se sont levés. Il y a juste Marc Asselin (maire d'Alma) qui a dénoncé», a poursuivi M. Bouchard.

Jusqu'à maintenant le gouvernement libéral a officiellement refusé de se mêler du conflit, arguant qu'il s'agit du domaine privé, même si le ministre du Travail Sam Hamad a déjà menacé de déposer une loi spéciale, sans jamais passer à l'acte.

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