Négos chez RTA: le syndicat veut un message fort

Près de 1000 personnes ont voté à l'issue... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

Agrandir

Près de 1000 personnes ont voté à l'issue des assemblées tenues mardi et jeudi soir. Les résultats seront compilés ce matin.

Photo Le Quotidien, Laura Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Rio Tinto n'est pas près de s'entendre avec les quelque 1200 membres de la coalition qui représente les employés du Roberval-Saguenay, des installations portuaires, de l'aluminerie d'Alma et d'Énergie électrique nord.

Le comité de négociation, qui juge inacceptables les offres patronales sur le fonds de pension, a demandé aux syndiqués de se prononcer par le biais d'un vote d'appui. Près de 1000 personnes ont voté à l'issue des assemblées tenues mardi et jeudi soir. Les résultats seront compilés ce matin. Et si on se fie aux applaudissements qui retentissaient dans les couloirs, les représentants syndicaux semblent avoir l'appui de leurs membres.

«Peu importe le résultat, on va reprendre les négociations. Mais le résultat, s'il est fort, ça veut dire qu'il y a insatisfaction des gens. Des gens qui veulent une vraie négociation. Il faut dire qu'on a eu des foules records aux assemblées. C'est près de 80% de tous les membres de la coalition qui ont assisté aux deux rencontres. Ça, c'est un message fort», exprime le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA-Métallos), Alexandre Fréchette, également porte-parole de la coalition.

Les membres de la coalition souhaitent obtenir davantage que leurs confrères des quelque 10 autres installations de Rio Tinto, qui ont conclu une entente avec l'employeur. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, Rio Tinto souhaite apporter des modifications au régime de retraite. Des changements qui se traduiraient par des pertes de plus de 100 000$ dans le régime de retraite de chaque travailleur.

En 2012, la compagnie avait publiquement manifesté son inquiétude sur le déficit des fonds de pension. RT avait alors mis en place un plan de redressement sur six ans pour rembourser sa dette.

Mais les concessions que demande la multinationale n'ont rien à voir avec cette situation, explique Alexandre Fréchette.

«Le projet de loi 57 a effacé l'importante dette (projet de loi qui élimine de l'obligation de financer le déficit de solvabilité). Donc leur proposition n'a rien à voir avec leur déficit. Le but est de faire des économies», explique M. Fréchette, qui n'a cependant pas confirmé les pertes estimées pour chaque régime de retraite.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer