La guerre est déclarée à la Villa St-Alexis

Édith Tremblay, Engelbert Cottenoir, Danielle Lemire et Gaston... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Édith Tremblay, Engelbert Cottenoir, Danielle Lemire et Gaston Langevin ont tenu un point de presse, hier.

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La CSN déclare la guerre au propriétaire du foyer pour personnes âgées privé de la Villa St-Alexis de La Baie, dont les employés syndiqués affiliés à la Fédération de la Santé et des Services sociaux ont voté unanimement pour le déclenchement d'une grève générale illimitée le 14 novembre.

La FSSS et la CSN régionale ont tenu un point de presse hier matin en guise de solidarité avec les membres du Syndicat des travailleurs des centres d'hébergement privés de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Section Villa St-Alexis. Dans le conflit de La Baie, les négociations ont été rompues sur les conditions salariales pour le personnel qui gagne un peu plus que le salaire minimum.

Les travailleuses de ce centre privé qui héberge 40 personnes en perte d'autonomie et 80 personnes autonomes exigent des augmentations de salaire de l'ordre de 1,50$ l'heure sur une période de trois ans à raison de 50 cents par année. Une demande qui représente globalement 10 000$ pour l'employeur. Ce dernier a répliqué en proposant aux syndiquées de financer les augmentations de salaire en éliminant des congés.

«Quand ton salaire est sous le seuil de la pauvreté, chaque dollar compte, mais quand tu as les moyens d'investir près de 17 M$ dans des projets d'agrandissement, ce 10 000$ représente une goutte d'eau dans l'océan. Le seul mot qui me vient à l'esprit, c'est mépris. C'est du mépris pour les employés et du mépris pour les usagers», a déclaré la représentante de la section locale Danielle Lemire.

Elle enchaîne en rassurant les personnes qui habitent à la villa. Le syndicat a complété les discussions avec le Conseil des services essentiels. En vertu de la loi, 90% des services seront dispensés pendant le conflit.

«Il y aura peut-être des petits désagréments pour les usagers. Mais ils seront comblé dans le futur puisque les employées en donnent habituellement beaucoup plus que ce que le prévoit l'employeur. Nous aimons les bénéficiaires et nous allons nous assurer qu'ils aient droit aux services essentiels», reprend Danielle Lemire.

Le vice-président régional de la Fédération des affaires sociales de la CSN, Gaston Langevin a été plus ferme sur la marche à suivre dans le conflit qui s'annonce avec le propriétaire Cajetan Bouchard: «Nous allons montrer au propriétaire que nous ne faisons plus des relations de travail comme le faisaient les propriétaires de manufactures dans les années 1950.»

Le vice-président régional explique que cette négociation s'inscrit dans une série de négociations qui touche des résidences à Normandin et Roberval. Ce sont en général des milieux de travail ou les conditions sont largement inférieures à ce qui est offert dans le secteur public.

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