Dolbeau-Mistassini: Gaétan Barrette met les pendules à l'heure

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a... (Archives La Presse)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a assuré que le laboratoire de l'hôpital de Dolbeau-Mistassini ne fermera pas.

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux juge que les élus municipaux et les organisations syndicales de Dolbeau-Mistassini sautent trop vite aux conclusions quand ils laissent entendre qu'à terme, l'hôpital local va diminuer grandement d'importance pour devenir un «dispensaire».

C'est le ministre Gaétan Barrette qui a retourné les appels aux médias hier et non le premier ministre Philippe Couillard qui avait été invité à se prononcer sur la crise par le maire de Dolbeau-Mistassini Richard Hébert. La publication d'informations par Le Quotidien à l'effet que le ministère menait le projet «Optilab», qui vise la centralisation d'une partie des activités biomédicales à Chicoutimi, a évidemment amplifié les craintes du milieu socio politique de la MRC Maria-Chapdelaine.

«L'hôpital de Dolbeau-Mistassini est un hôpital de proximité. Le laboratoire réalise des examens pour un hôpital de proximité et il est prévu dans le projet Optilab que les examens de base soient maintenus dans les hôpitaux de proximité. Je ne dis toutefois pas qu'il n'y aura pas de tests qui vont se faire à l'hôpital de Chicoutimi. Mais le laboratoire de l'hôpital ne fermera pas», a soutenu à plusieurs reprises le ministre.

«En Alberta, on a choisi de faire des analyses dans des laboratoires situés à Edmonton et Calgary. Avez-vous entendu dire dernièrement qu'on avait perdu des spécimens ou autres? La même chose se passe en Ontario avec une centralisation des analyses et rien de grave n'a été révélé», plaide le ministre pour défendre ce projet qui sera complété dans la région d'ici 5 à 10 ans.

Technologie

Pour le ministère, il est primordial de réaliser des économies quand la technologie permet de le faire. Gaétan Barrette explique qu'il y a en ce moment un robot en mesure de réaliser 100% des tâches pour l'analyse d'un test spécifique. Le robot en question pourrait le faire pratiquement pour tout le Québec. Ce sont, pour le ministre, des avenues que le gouvernement n'a pas le choix de prendre pour parvenir à réaliser des économies et suivant les propos du médecin, le ministère ne se privera pas pour aller de l'avant avec ces nouvelles technologies.

En ce qui concerne l'avenir du bloc opératoire de l'établissement, Gaétan Barrette explique que le ministère questionne tous les hôpitaux du Québec sur l'utilisation des salles d'opération. L'exercice n'a pas pour objectif de fermer le bloc opératoire de l'hôpital, mais bien de maximiser l'utilisation des salles. Ce n'est pas parce que le bloc opératoire de l'hôpital de Roberval va doubler de superficie au terme des rénovations en cours qu'il faut en déduire que celui de l'hôpital voisin va fermer. D'ailleurs, Gaétan Barrette n'a pas plus mis sur les tablettes le projet de modernisation du bloc opératoire de Dolbeau-Mistassini, jugé désuet.

C.A. du CIUSSS

Il reste la question d'un représentant local sur le c.a. du CIUSS. Gaétan Barrette réitère que la composition du conseil actuel respecte à la lettre les dispositions de la Loi 10 sur la création de cette nouvelle structure de gestion. Il n'a aucunement l'idée de modifier la loi pour répondre aux attentes du maire Hébert ou du préfet Jean-Pierre Boivin.

«Il y a d'autres moyens pour les gens du secteur d'avoir accès au conseil du CIUSSS. Ils ont le droit, selon la loi, de transformer l'ancien conseil d'administration en comité aviseur. Le CIUSSS a l'obligation de consulter le comité aviseur d'un hôpital. Les gens de l'hôpital général juif de Montréal, qui ont pourtant des représentants au conseil du CIUSSS, ont décidé de former leur comité aviseur. Je vais vérifier si les gens de Dolbeau ont utilisé cette option que leur permet la loi.»

L'autre possibilité, a repris Gaétan Barrette, consiste à passer par le comité des usagers de l'hôpital local qui aura accès à celui du CIUSSS. Les comités d'usagers sont en lien avec le conseil d'administration.

Dans tout ce débat sur la perte de service et surtout de pouvoir sur la gestion des soins de santé, le préfet Jean-Pierre Boivin a évoqué que le milieu allait perdre une masse salariale d'au moins 1 M$ avec la centralisation et le départ des cadres supérieurs. Gaétan Barrette affirme que son rôle est de gérer efficacement les fonds publics et qu'il serait mal venu de payer des gens à ne rien faire.

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