André Simard doit patienter

L'ex-policier André Simard discute avec l'avocat Me Dominic... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'ex-policier André Simard discute avec l'avocat Me Dominic Bouchard.

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L'ex-policier André Simard dispute une manche importante face à la justice. Il tente d'éviter d'être cité à procès pour une accusation d'entrave à la justice et de quatre bris d'engagement en lien avec des communications auprès de certaines des victimes d'agressions sexuelles.

L'individu de 43 ans devra toutefois encore patienter avant de connaître la décision du juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec. Une panne d'électricité, touchant une partie du centre-ville de Chicoutimi, a paralysé les opérations du Palais de justice de Chicoutimi vendredi après-midi. Le dossier est remis au 25 novembre.

L'enjeu pour Simard est important. S'il est cité à procès et s'il devait être reconnu coupable, cela ne l'aiderait pas dans son dossier à la Cour d'appel du Québec, où il vise à casser les verdicts de culpabilité.

Simard a été reconnu coupable de cinq chefs d'agressions sexuelles sur autant de victimes et de cinq trafics de stupéfiants en mars 2014. Il avait écopé, en juin 2014, d'une sentence de deux ans moins un jour de prison.

Vendredi, le tribunal a entendu l'enquête préliminaire dans le dossier d'entrave à la justice.

Le directeur des Poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Mélanie Ducharme, tente de démontrer que Simard a été complice d'un ami (identité protégée par ordonnance) qui a tenté de convaincre trois des victimes de revoir leur témoignage sur les agressions sexuelles.

Si tout tend à démontrer que l'initiative des textos vient de cet homme, la Couronne croit que Simard était au courant.

D'ailleurs, l'enquêteur principal au dossier, Pierre Frenette, de la SQ, a témoigné sur les manigances de l'ami. Il l'a appris lorsque l'une des victimes a envoyé une copie des textos échangés au début du mois de mai 2014 (après le verdict, mais avant la sentence).

Les policiers de la SQ ont alors fouillé les téléphones cellulaires de l'instigateur pour découvrir l'échange de textos avec Simard.

Malgré tout, Me Dominic Bouchard, en défense, pense être en mesure d'éviter le renvoi à procès. Le criminaliste prétend que son client ne peut être considéré comme complice dans cette affaire.

«Il n'est pas suffisant, à mon point de vue, d'être au courant pour être accusé. Si mon frère vole des voitures et que je le sais, ça ne signifie pas que je suis complice. Il faut aider ou encourager à le faire, ce que mon client n'a pas fait», indique-t-il.

Et il se base notamment sur la déclaration policière de l'ami de Simard.

«André Simard n'était pas d'accord avec la démarche et il n'était pas à l'aise avec ça. Il avait peur d'être incriminé», a écrit l'homme.

Quant à celle qui a dénoncé la situation des textos, elle a fait comprendre à l'ami de Simard qu'elle n'était pas intéressée à revenir sur son cas.

L'individu a insisté à quelques reprises.

«Je me suis sentie harcelée et j'ai immédiatement envoyé une copie des messages à la SQ», a-t-elle mentionné.

En contre-interrogatoire, la femme a confirmé qu'elle ne voulait pas témoigner au procès de Simard, simplement parce qu'elle n'aimait pas ça.

«Mais personne ne m'a forcé à faire une déclaration. Je ne voulais pas venir témoigner, car je vivais des moments difficiles au plan personnel. Mais je l'ai tout de même fait. Et j'ai dit la vérité», de dire cette victime de Simard.

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