Grande-Anse vers un nouveau statut

Le ministre délégué aux Transports et responsable de... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Le ministre délégué aux Transports et responsable de la Stratégie maritime Saint-Laurent, Jean D'Amour, affirme que le gouvernement procédera prochainement à des annonces sur les régions qui deviendront des zones industrialo-portuaires dans le cadre de ce projet de développement économique.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La zone portuaire du secteur du terminal de Grande-Anse a de fortes chances d'obtenir le statut de «zone industrialo-portuaire» dans le cadre de la Stratégie maritime Saint-Laurent développée par le gouvernement du Québec pour renforcer l'économie et créer pas moins de 35 000 emplois directs sur un horizon de 15 ans.

Le ministre délégué aux Transports et responsable de la mise en place de ce programme, Jean D'Amour, a pratiquement vendu la mèche à la tribune de la Chambre de Commerce du Saguenay hier matin. Il est en ce moment en tournée québécoise dans le réseau des Chambres de commerce pour vendre cette stratégie dotée d'un budget de 1,5 G$ pour les cinq prochaines années, dont 135 M$ uniquement pour les infrastructures d'accueil des croisiéristes.

Il est certain, selon le ministre, que si les représentants régionaux lui présentent un projet intéressant, ils auront une écoute attentive. Il faut toutefois décoder des propos de ce dernier que ce statut de zone industrialo-portuaire est pratiquement assuré. Il s'agit d'un territoire qui accueillera des usines avec la possibilité d'importer des matières premières pour fabriquer des produits et ainsi créer des emplois dans le secteur manufacturier, un secteur de l'économie qui a dégringolé au cours des dernières années.

L'autre constituante de cette stratégie économique est l'implantation de pôles logistiques qui ont une vocation particulière puisqu'il s'agit de supporter l'industrie navale. Pour obtenir cette désignation, les zones retenues doivent répondre à un certain nombre de critères, dont celui de «l'intermodalité» des transports, ce qui signifie un branchement fluide entre les quais et les trains. Le gouvernement du Québec a déjà identifié l'un de ces pôles dans la région de Montréal (Contrecoeur et Vaudreuil-Soulanges). Le gouvernement du Québec veut inclure les régions dans sa stratégie, mais a choisi de confirmer les deux premiers sites officiels dans la région de Montréal.

Interrogé à savoir si la problématique de l'accès au terminal de Grande-Anse pour les convois ferroviaires pourrait empêcher Saguenay d'obtenir ce statut, le ministre a refusé de s'avancer. Il est aussi demeuré prudent sur la possibilité de doubler la voie ferrée. La présence d'usines sur les terres qui entourent le terminal réglerait en bonne partie ce problème.

quais fédéraux

Le problème des quais remis aux municipalités par le gouvernement fédéral au cours des dernières années ne sera visiblement pas résolu par la Stratégie maritime. C'est le cas de Sainte-Rose-du-Nord, où des problèmes ont été constatés selon le maire Laurent Thibeault qui est toutefois demeuré prudent sur l'état du quai puisqu'aucune expertise technique n'a été réalisée.

Sur ce point, Jean D'Amour a indiqué qu'il entendait servir d'agent négociateur entre les municipalités et le gouvernement fédéral pour tenter d'obtenir les fonds nécessaires pour la réfection de ces ouvrages. Sainte-Rose-du-Nord n'a évidemment pas la capacité financière de reconstruire son quai qui constitue un élément central de son industrie touristique.

Le gouvernement du Québec ne tardera pas à cogner à la porte du nouveau gouvernement libéral à Ottawa pour obtenir l'appui financier dans le cadre de la Stratégie maritime. Pendant la campagne électorale, les chefs des grandes formations politiques ont confirmé leur appui à cette stratégie économique.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer