Installations portuaires de RTA: conciliateur demandé

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Président du syndicat des installations portuaires, Denis Julien confirme que la demande d'un conciliateur est concertée.

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Devant l'impasse des négociations avec les syndicats des employés du port de La Baie, la direction des Installations portuaires de Rio Tinto a demandé, hier, la nomination d'un conciliateur fédéral au dossier afin de relancer les discussions entre les deux parties.

Les quelque 150 employés d'Horaires (opérations) et Bureau régis par les conventions collectives des Installations portuaires font partie de la coalition de syndicats qui avaient quitté la table des négociations regroupées en juin dernier, insatisfaits des offres soumises par la multinationale concernant le renouvellement des conventions collectives et du fonds de pension qui viennent à échéance le 31 décembre 2015.

Or, le 13 octobre dernier, les pourparlers ont repris officiellement avec les quatre installations de la coalition, soit l'Usine Alma, Énergie-Électrique Nord, les installations portuaires et services ferroviaires, ainsi que les policiers.

Mais puisque les Installations portuaires sont de juridiction fédérale (transports), les règles et délais diffèrent du provincial. Ainsi, les deux parties ont une première session de 14 jours de négociations obligatoires pour tenter d'en venir à une entente. S'il y a impasse, elles passent ensuite à la conciliation où encore là, un délai précis est déterminé par la loi. Devant l'état actuel des discussions et le délai limité pour demander la présence d'un conciliateur fédéral, les deux parties ont décidé de passer aux actes.

 «Nous avons demandé l'intervention d'un conciliateur fédéral pour qu'il fasse progresser les discussions. Nous sommes le 29 octobre et les conventions arrivent à échéance le 31 décembre 2015. La situation devient de plus en plus préoccupante et on pense que la présence d'un conciliateur va nous aider à faire progresser les discussions en vue d'en arriver à un accord», a expliqué en substance Xuân-Lan Vu, conseillère des relations médias pour RTA.

Président du syndicat des installations portuaires, Denis Julien confirme que la demande d'un conciliateur est concertée. «Quand on négocie et qu'on arrive à un différend, nous disposons d'un certain laps de temps pour faire une demande de conciliateur auprès du ministre.» Toutefois, le président se voit forcé de se retirer momentanément des discussions en raison d'ennuis de santé. Son successeur pour la suite des choses sera connu dimanche, lors d'une assemblée générale.

Pour ce qui est des autres syndicats de la coalition, aucune rencontre n'a eu lieu avec les représentants de Rio Tinto depuis le 21 octobre dernier. Les syndicats de ces installations ont en effet avisé leur employeur qu'ils souhaitaient rencontrer leurs membres en assemblée générale la semaine prochaine. À cette occasion, ils feront rapport de l'état des négociations en cours.

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