Quand le corps ne répond plus

André Gauthier, qui souffre de douleur chronique, le... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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André Gauthier, qui souffre de douleur chronique, le Dr Mauril Gaudreault, président d'honneur de la Semaine régionale de sensibilisation au problème de la douleur, et Daniel Larouche, membre du CA de l'ASID.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Avoir mal. Souffrir constamment. Plusieurs personnes du Saguenay-Lac-Saint-Jean doivent composer avec la douleur persistante ou chronique. Un mal souvent invisible qui mine pourtant leur vie.

La septième édition de la Semaine régionale de sensibilisation au problème de la douleur se déroule du 1er au 7 novembre sous la présidence d'honneur du Dr Mauril Gaudreault.

Sous le thème «La douleur... mon quotidien», cette semaine se veut l'occasion de sensibiliser la population à la douleur, de rejoindre des personnes souffrantes, mais aussi d'autres, prêtes à s'impliquer pour adoucir le quotidien des gens qui souffrent.

Hier matin, l'Association de soutien et d'information face à la douleur (ASID) tenait une conférence de presse dans le cadre de cette semaine.

Cette fois, la douleur avait une histoire, un visage.

André Gauthier a témoigné de sa réalité. En mai 2007, une douleur vive et puissante l'a assailli. Le diagnostic est tombé. Multiples hernies discales, arthrose, arthrite et pincement du nerf sciatique. Il doit dès lors composer avec une invalidité totale et permanente.

Après deux ans de traitement en physiothérapie, on lui suggère de tout arrêter. Son corps ne répond plus. Il doit appendre à vivre avec la douleur.

Il découvre l'ASID. L'association, qui intervient depuis 12 ans auprès des personnes aux prises avec la douleur, lui procure réconfort et écoute. Un élément essentiel lorsqu'on sait que la douleur persistante peut enclencher perte d'emploi, isolement, voire même la dépression.

«Quelqu'un en santé ne peut imaginer les répercussions de la douleur sur une vie. Personnellement, la médication entraîne beaucoup d'effets sur ma mémoire. Aujourd'hui, je veux prouver que conjuguer douleur et vie active, c'est possible. Je mets toute mon énergie à y arriver», affirme M. Gauthier.

Grâce à l'ASID, il participe à des cafés où il est possible d'échanger, mais profite aussi de bains thérapeutiques. La seule chose qui le soulage actuellement.

«Pour plusieurs, la douleur persiste toute la vie. Ils perdent leur travail, vivent des bouleversements dans leurs relations», confirme Daniel Larouche, membre du CA de l'ASID.

Selon l'association, 30% des gens vivront une douleur persistante au cours de leur vie. Une douleur qui persiste au-delà de trois mois est appelée persistante, une douleur chronique peut disparaître, mais elle récidive continuellement.

Le Dr Mauril Gaudreault n'a pas hésité un seul instant avant d'accepter la présidence d'honneur de la semaine. «C'est une responsabilité, un devoir social pour nos institutions régionales de se sentir investies d'une responsabilité en matière de douleur. Si les institutions régionales, les professionnels, les médecins et autres, se sentent investis d'une responsabilité sociale, il devient possible d'arriver à répondre adéquatement, sinon excellemment, à la nature du problème», affirme celui qui insiste sur la nécessité de soutenir les organismes tels que l'ASID.

Différentes activités se tiendront au cours de la semaine. Dominique Perron, physiothérapeute, donnera notamment une conférence intitulée «Conjuguer douleur et vie active... possible?» le 3 novembre à Chicoutimi et le 5 novembre à Dolbeau-Mistassini. L'accès est gratuit. Pour informations supplémentaires, www.asid.qc.ca

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