Garneau refuse de baisser les bras

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La décision du département du commerce d'imposer une surtaxe sur environ 250 000 tonnes aux papiers surcalandrés inquiète Richard Garneau.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Produits forestiers Résolu essuie une perte de 6 M$, pour le 3e trimestre qui s'est terminé le 30 septembre. Ce résultat se traduit par une baisse de 0,07 $ par action, moins que la perte de 116 M$ enregistrée à pareille date l'an dernier. Les chiffres démontrent que le papier journal est toujours en déclin.

En effet, ce secteur a enregistré une perte d'exploitation de 10 M$ pour le trimestre. « Le prix de vente moyen a poursuivi sa chute au cours du trimestre, affichant une baisse additionnelle de 6 %, soit 30 $ par tonne métrique, pour s'établir à 498 $ par tonne métrique. Les prix de vente ont diminué de plus de 90 $ par tonne métrique par rapport au trimestre correspondant de 2014, en raison des défis continus auxquels font face les producteurs nord-américains dans le marché mondial du papier journal », explique-t-on dans un communiqué de presse. La faiblesse du dollar canadien a permis que cette perte soit moins élevée. En revanche, la baisse des prix rend difficilement rentable la vente de papier journal. La compagnie dégage 12 $ par tonne métrique vendue par rapport à 31 $ l'an dernier.

Aucun signe d'amélioration

Le grand patron de Résolu ne baisse pas les bras pour autant. « La consommation de papier journal ne montre aucun signe d'amélioration, mais nous comptons toujours mettre à profit toutes nos machines à papier journal, puisque nous estimons que notre base d'actifs nous donne un avantage concurrentiel qui nous permettra de faire face au rythme accéléré de diminution nord-américaine et mondiale et à l'incidence des très bas taux d'exploitation hors Amérique du Nord et Europe de l'Ouest. »

Dans les faits, le 3e trimestre s'est soldé par un bénéfice net, avant éléments hors gestion courante, de 14 M$, ce qui se traduit d'un gain de 0,15 $.

Pour ce qui est de la pâte commerciale (usine de Saint-Félicien notamment), les résultats démontent un profit de 22 M$ pour le 3e trimestre, soit 4 M$ de moins qu'au 2e trimestre. Un repli qui s'explique par la baisse du prix de vente de 3 %, soit 19 $ par tonne métrique.

Le secteur papiers pour usages spéciaux a dégagé un bénéfice d'exploitation de 9 M$ pour le troisième trimestre, une baisse de 17 M$ par rapport à celui du deuxième trimestre. Les volumes expédiés ont augmenté de 6 %. Par contre, la décision du département du commerce d'imposer une surtaxe sur environ 250 000 tonnes aux papiers surcalandrés inquiète Richard Garneau. Ce sont les usines de Dolbeau et Kénogami qui risque le plus d'écoper.

« Nous continuerons de défendre notre position sur cette question avec vigueur. Nous avons toujours affirmé que les subventions directes ou indirectes sur notre production de papier surcalandré au Canada sont négligeables, voire nulles, et que cette production ne devrait pas être assujettie à des droits compensateurs. Nous sommes persuadés que les faits valident notre position et que le processus juridique traitera la question de manière équitable. Jusqu'à ce que la question soit réglée, nous serons néanmoins tenus de verser des dépôts en espèces au taux exorbitant établi par le département du Commerce sur l'importation de papier surcalandré aux États-Unis. Malheureusement, cette situation pourrait nuire considérablement à la position concurrentielle de nos usines de Dolbeau et de Kénogami. »

Profits

Finalement, le secteur du bois d'oeuvre a généré des profits 9 M$ pour le 3e trimestre, au lieu d'une perte de 4 M$ pour le 2e trimestre. « Cette progression reflète d'abord et avant tout l'amélioration de 10 % du coût d'exploitation unitaire (le "coût livré"), soit 33 $ par millier de pieds mesure de planche (pmp), en raison de l'incidence favorable de l'affaiblissement du dollar canadien », explique-t-on. Ce qui inquiète par contre, c'est la dégringolade du prix pour le bois d'oeuvre qui a atteint les niveaux de 2012.

Lors d'une téléconférence avec les investisseurs, Richard Garneau a souligné que les usines américaines étaient beaucoup plus compétitives que celles du Canada à cause de différents facteurs comme la rareté et le coût de la fibre.

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