Remettre le cabotage à la mode

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Carl Laberge, diirecteur général de Port Saguenay, Réal Riverin, président du Groupe Riverin, Jean-Guy Coulombe, planificateur pour Riverin Maritime et Patrick  Auger-Lacroix, capitaine du bateau.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Riverin Maritime est devenue, au cours des derniers mois, la première entreprise régionale à se lancer dans le transport fluvial. Avec son navire, le Jean-Joseph, qui sillonne le Saint-Laurent et une partie de la rivière Saguenay, elle fait partie de la quinzaine d'armateurs du Québec.

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Le cargo compte sur une équipe d'environ six personnes, dont des matelots et un capitaine.

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«On assiste à la naissance du premier armateur dans la région et de ses premiers transports», se réjouit Carl Laberge, directeur général de Port Saguenay, visiblement enthousiaste par le retour du cabotage, c'est-à-dire, le transport entre ports canadiens.

Et si ce service est d'abord né pour approvisionner les usines de béton du Groupe Riverin à Cacouna, Rimouski et Saint-Pascal de Kamouraska, il est maintenant offert à toutes les entreprises qui cherchent une alternative au transport par camion.

«Les gens ne sont plus accoutumés à ce service. On veut donc que les entreprises de la région et d'ailleurs sachent que ça existe. On a encore des disponibilités, donc pourquoi ne pas l'offrir aux autres? Le navire transporte de tout, que ça soit des matières premières en vrac ou même des conteneurs», lance d'emblée Jean-Guy Coulombe, planificateur maritime pour l'entreprise, rencontré dernièrement sur le site de Port Saguenay.

«En plus, c'est une alternative écologique. Car un bateau comme ça représente 150 camions de moins sur les routes. C'est une bonne réduction. Et sa consommation horaire n'est que d'environ 150 litres de carburant», renchérit Réal Riverin, président du groupe Riverin, un regroupement d'entreprises fondé au Saguenay, dont Inter-Cité.

La jeune entreprise maritime se spécialise dans le transport en vrac et le cabotage de tout genre. Ce service, qui était plus populaire dans les années 70, a perdu des plumes au profit du camionnage, selon M. Coulombe.

«C'est un peu les camions qui ont tué le cabotage. Il y a un gros lobbying avec les camionneurs. Ils ne se laissent pas faire. En plus, c'est une industrie subventionnée en quelque sorte, car le gouvernement paye les routes avec les taxes des citoyens, mais au bénéfice du camionnage», pointe M. Coulombe.

«En Europe, on le voit que le transport par bateau est plus présent qu'ici. Ils font le moins possible de transport routier», poursuite Carl Laberge, qui croit que le transport maritime vaut la peine pour le déplacement de grandes quantités.

Avec un essoufflement du cabotage au fil des ans, la main-d'oeuvre spécialisée ne s'est sans surprise pas développée. L'équipe de Riverin Maritime a toutefois eu de la chance, estime Jean-Guy Coulombe. Le capitaine du Jean-Jospeh est l'ancien capitaine de la Marjolaine.

Bateau européen

«C'est en effet difficile de trouver des gens de qualité pour faire le travail. On a été chanceux de trouver Patrick (Auger-Lacroix) qui connaît super bien le Saguenay», souligne M. Coulombe.

«C'est vrai qu'on a pas une grosse tradition maritime dans la région. Je le sens. Pourtant, la région est née parce qu'on avait accès au Saguenay. Jacques Cartier est entré dans le fjord. Dans les faits, on est une ville maritime, mais on ne se voit pas comme ça, parce qu'on n'a pas le port au centre-ville, on ne voit plus de bateaux entrer comme avant», croit le directeur général de port Saguenay.

Construit en 1991 et arrivé de Norvège, le Jean-Joseph sillonne le Saguenay et le fleuve Saint-Laurent, mais Forestville demeure son port d'attache. Car c'est surtout à cet endroit que le groupe Riverin s'approvisionne en sable et en pierre.

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