La fonction publique en grève

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Pancartes à la main et sifflets en bouche, environ 250 membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique ont fait la grève devant l'édifice Marguerite-Belley à Jonquière.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Après les syndiqués des secteurs de la santé, des services sociaux et de l'éducation, c'était au tour des 1300 membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SPGQ) de la région, de déclencher la grève d'une journée.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les fonctionnaires des ministères des Transports, du Développement durable, de la Régie du bâtiment, de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), de la Protection du consommateur, des palais de justice et des autres organismes gouvernementaux ont fait connaître leur mécontentement face aux offres du gouvernement.

Lors d'un point de presse tenu devant l'édifice Marguerite-Belley à Jonquière, Brigitte Claveau, présidente régionale du SFPQ, a déclaré que le gouvernement Couillard menace de doubler le retard de rémunération des salariés des services publics avec ses offres de précipiter les départs à la retraite tout en appauvrissant les femmes qui occupent 75% des postes de la fonction publique. «Nos revendications portent sur le salaire, mais aussi sur l'appauvrissement de nos membres avec l'intention du gouvernement de faire passer la retraite à 62 ans. Notre régime de retraite (REGOP) est le seul qui survit jusqu'à l'épuisement complet de nos économies. Avec les offres qui nous sont faites, il y a des gens qui vont partir prématurément».

Mme Claveau a mentionné que lors de leur journée de piquetage devant l'édifice Marguerite-Belley, un groupe de professionnels a tenté de traverser la ligne en compagnie de certains patrons, mais qu'ils ont fini par rebrousser chemin. «Ce sont des gens qui sont sur le même bateau que nous et qui négocient. Ils se prononceront lors d'un vote de grève le 3 novembre. On garde nos lignes étanches. On demande aux gens de respecter les lignes».

La présidente a mentionné que le SFPQ n'a pas débrayé en même temps que le front commun intersyndical lundi parce qu'il a une accréditation nationale représentant 37 000 membres. Ce syndicat a choisi de faire la grève complète plutôt que de procéder par des grèves rotatives.

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Les employés du ministère de la Justice ont manifesté toute la journée devant le Palais de justice de Chicoutimi dans le cadre d'une grève légale.

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Palais de justice: les activités perturbées

Stéphane Bégin, Le Quotidien

Les affaires criminelles du Palais de justice de Chicoutimi ont été perturbées, mardi, alors que les membres du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) ne sont pas entrés au travail.

La grève des fonctionnaires québécois se poursuit dans le cadre de la Semaine du grand dérangement, alors qu'ils ont manifesté devant trois bureaux gouvernementaux.

Au Palais de justice de Chicoutimi, ils étaient une trentaine à scander les slogans syndicaux et en informant la population des enjeux de cet arrêt de travail devant la porte d'entrée de l'édifice gouvernemental de la rue Racine, à Chicoutimi.

Cela s'est traduit par un arrêt des procédures dans la principale salle du palais, au 2.10, pour les affaires criminelles. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, ne pouvait compter sur la présence d'un greffier ou d'une greffière pour assurer le bon déroulement des opérations et a dû reporter les dossiers.

« Nos membres de 13 ministères au Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en grève pour toute la journée. Nous allons assurer les services essentiels, comme le prévoit la loi, mais il n'est pas impossible que les services soient quelque peu perturbés », a expliqué Mme Luce Michaud, conseillère au SFPQ.

« Nous ne sommes pas là pour empêcher les gens d'entrer. Nous allons mener notre grève de façon civilisée. Nous travaillons dans les services publics et ces gens font partie de notre clientèle », reprend Mme Michaud.

Du côté des citoyens, ceux-ci ont attendu patiemment à l'extérieur du Palais de justice avant que les policiers de la Sécurité publique de Saguenay ne demandent de les laisser passer afin qu'ils puissent se rendre à leur rendez-vous ou à leur comparution.

Les gens ont bien compris la situation et n'ont pas critiqué la façon de faire. Certaines personnes sont même entrées à l'intérieur du Palais de justice à reculons.

Si les dossiers de la salle 2.10 ont été suspendus, ceux de la salle 2.07 ont fonctionné normalement étant donné que le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, pouvait miser sur sa secrétaire (comme c'est le cas habituellement pour les juges en 2.07).

Si rien n'a été signalé à Chicoutimi, il semble qu'un gréviste, à Roberval, aurait reçu une bouteille de boisson gazeuse de la part d'un citoyen de mauvaise humeur et un avocat aurait été bousculé au moment de vouloir entrer dans l'édifice gouvernemental.

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Les grévistes qui se trouvaient devant le palais de justice d'Alma ont refusé de laisser passer les journalistes, mardi après-midi.

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Accès bloqué à Alma

Contrairement aux syndiqués du Palais de justice de Chicoutimi, les grévistes d'Alma ont refusé l'accès aux journalistes qui s'étaient déplacés pour couvrir la comparution d'Evans Girard, le présumé fugitif, arrêté mardi matin.

Les représentants des employés du palais de justice ont fermement interdit aux médias de franchir le piquet de grève, empêchant ainsi les journalistes de faire leur travail. Après quelques négociations, un des représentants a finalement accepté de faire entrer la journaliste du Quotidien, principalement en raison du droit du public à l'information. Mais une autre personne s'est opposée à cette ouverture, forçant les médias à rebrousser chemin. Ces derniers ont ensuite refusé de justifier cette décision dans une entrevue officielle, invitant plutôt les médias à contacter la porte-parole régionale qui se trouvait à Saguenay. Au même moment, à Chicoutimi, les médias ont eu facilement accès aux salles de cour. Laura Lévesque - Photo Le Quotidien, Laura Lévesque

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