Le système judiciaire perturbé par la grève

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Les affaires criminelles du Palais de justice de Chicoutimi sont perturbées ce matin, alors que les membres du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) ne sont pas entrés au travail.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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(CHICOUTIMI) Les affaires criminelles du Palais de justice de Chicoutimi sont perturbées ce matin, alors que les membres du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) ne sont pas entrés au travail.

La grève des fonctionnaires québécois se poursuit dans le cadre de la semaine du grand dérangement, alors qu'ils ont manifesté devant trois bureaux gouvernementaux.

Au Palais de justice de Chicoutimi, ils étaient une trentaine à scander les slogans syndicaux et à informer la population des enjeux de cet arrêt de travail devant la porte d'entrée de l'édifice gouvernemental de la rue Racine, à Chicoutimi.

Cela s'est traduit par un arrêt des procédures dans la principale salle du palais, au 2.10, pour les affaires criminelles. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, ne pouvait compter sur la présence d'un greffier ou d'une greffière pour assurer le bon déroulement des opérations.

« Nos membres de 13 ministères au Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en grève pour toute la journée. Nous allons assurer les services essentiels, comme le prévoit la loi, mais il n'est pas impossible que les services soient quelque peu perturbés », a expliqué Mme Luce Michaud, conseillère au SFPQ.

« Nous ne sommes pas là pour empêcher les gens d'entrer. Nous allons mener notre grève de façon civilisée. Nous travaillons dans les services publics et ces gens font partis de notre clientèle », reprend Mme Michaud.

La grève de mardi a touché un peu plus de 1000 membres syndiqués au Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Chibougamau, dont environ 330 pour le seul secteur de Chicoutimi.

Du côté des citoyens, ceux-ci ont attendu patiemment à l'extérieur du Palais de justice avant que les policiers de la Sécurité publique de Saguenay ne demandent de les laisser passer afin qu'ils puissent se rendre à leur rendez-vous ou à leur comparution.

Les gens ont bien compris la situation et n'ont pas critiqué la façon de faire. Certaines personnes sont même entrées à l'intérieur du Palais de justice à reculons.

Si les dossiers de la salle 2.10 ont été suspendus, ceux de la salle 2,07 ont fonctionné normalement étant donné que le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, pouvait compter sur sa secrétaire.

Du côté des Palais de justice de Roberval et d'Alma, les activités ont également été perturbées par les manifestations.

À Roberval, un gréviste aurait reçu une bouteille de boisson gazeuse de la part d'un citoyen de mauvaise humeur et un avocat aurait été bousculé au moment de vouloir entrer dans l'édifice gouvernemental.

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