Le front commun déclenche la grève

Les employés du secteur public ont débrayé, hier... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Les employés du secteur public ont débrayé, hier matin, afin de faire pression sur Québec pour qu'il améliore ses offres.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Tel qu'annoncé il y a quelques semaines, le front commun syndical regroupant des centaines de syndiqués de la fonction publique régionale oeuvrant dans les secteurs de la santé, de l'éducation et des services sociaux ont débrayé, hier matin, afin de faire pression sur Québec pour qu'il améliore ses offres aux différentes tables de négociations.

Très tôt, les syndiqués des centres de la petite enfance, centres jeunesse et de réadaptation, hôpitaux, cégeps et commissions scolaires dans la région ont dressé des lignes de piquetage afin de faire connaître leur mécontentement. Québec propose de geler les salaires au cours des deux prochaines années et d'offrir 1% d'augmentation pour les trois dernières années de la convention.

Devant l'hôpital de Chicoutimi, les syndiqués se relayaient aux 46 minutes sur la ligne de piquetage afin respecter la Loi sur les services essentiels.

Au Cégep de Chicoutimi, un tracteur placé devant l'entrée principale de la rue Jacques-Cartier empêchait toute circulation. Lors d'un point de presse organisé par la CSN, Francine Lévesque, vice-présidente de la centrale et responsable de la négociation du secteur public, a dit ne pas croire en l'imposition d'une loi spéciale, comme l'a suggéré Martin Coiteux en fin de semaine dernière. «C'est une menace qui revient toujours à chaque négociation. Nous, on se comporte pour que les choses avancent. On utilise tous les moyens légaux en dépit des mesures prises par le gouvernement», affirme Mme Lévesque.

Selon elle, le cadre financier du gouvernement est totalement irréaliste. Avec la volonté de réduire les rentes à la retraite en faisant passer de cinq à huit ans la période de calcul du salaire moyen, en plus de repousser de 60 à 62 ans l'âge de la retraite, le Québec est en train de causer une perte d'expertise dramatique dans les réseaux.

Héléna Villeneuve, présidente du Syndicat de l'enseignement du Cégep de Chicoutimi, a déclaré qu'avec les offres gouvernementales actuelles, les enseignants verront leur tâche s'alourdir considérablement, tandis que l'embauche d'enseignants permanents sera un phénomène de plus en plus rare.

Enfin, Gaston Langevin, à la FSSS, a indiqué que ses membres veulent des conditions de travail acceptables afin de bien répondre aux besoins de la population.

Les prochaines journées de débrayage auront lieu les 11 et 16 novembre ainsi que le 3 décembre pour trois journées d'affilée.

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