Quais commerciaux: des règles plus strictes

Les règles «d'aujourd'hui» découlent des tragédies, pourtant aériennes,... (Photo courtoisie Port de Sept-Îles)

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Les règles «d'aujourd'hui» découlent des tragédies, pourtant aériennes, du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné
Le Quotidien

«Il y a eu un temps où les navires étaient chargés avec des jeunes qui courraient autour, sur le quai, avec des pêcheurs à la ligne juste à côté et des conducteurs de ''lifts'' qui disaient aux enfants de s'enlever de là.»

Shawn Grant, maître du port et agent de sûreté du port de Sept-Îles, évoque ainsi les scènes communes aux quais commerciaux d'un passé pas si lointain, où les règles étaient bien plus permissives qu'aujourd'hui. L'encadrement du passé était souvent balisé par le bon sens public.

Ce passé pas si lointain n'était pas toujours dépourvu de contrôle, mais il était plus aléatoire, dans l'espace, les ports n'ayant pas tous adopté de procédure, et dans la méthode, différente d'un port à l'autre.

«Dans le passé, il y avait une barrière automatique. On donnait des cartes d'accès, mais l'identité n'était pas vérifiée», dit M. Grant pour Sept-Îles.

«Aujourd'hui, il y a des clôtures, faisant le tour des quais où un navire international est chargé ou déchargé. Il y a une guérite où tout le monde ayant accès au navire est contrôlé, avec une carte d'identité incluant une photo», signale M. Grant. Les véhicules sont aussi vérifiés «et il y a contrôle de bagages dans le cas des passagers (de paquebots)», parfois une fouille.

Les règles «d'aujourd'hui» découlent des tragédies, pourtant aériennes, du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Le resserrement des contrôles a d'abord frappé les aéroports, puis les ports, pour aboutir en 2004 sur la norme ISPS, pour International Ship and Port Facility Security Code.

«Il fallait s'assurer que tout le monde ait les normes standard, pour ne pas être le maillon faible», note Shawn Grant.

Ce ne sont pas les marchandises chargées ou déchargées à Sept-Îles, surtout du minerai de fer, de l'alumine et du coke de pétrole, qui inquiètent, mais la possibilité d'un relâchement de surveillance pour embarquer «des explosifs, des engins incendiaires, des armes ou autres», ajoute M. Grant.

Johanne Lapointe, directrice de Terminaux portuaires du Québec, firme chargeant et déchargeant des navires à Sept-Îles et dans des ports moins occupés comme Baie-Comeau, Gros-Cacouna, Matane et Gaspé, dit qu'en l'absence de vérifications, «le navire se verra interdire l'accès dans les eaux américaines».

Louis Paquet, chargé de la conformité réglementaire à Terminaux portuaires du Québec, note que tous les employés accédant à une zone de chargement, comme les débardeurs, ont reçu une formation de trois jours, parfois plus, sur la sûreté.

«Les gens qui viennent livrer l'épicerie ou le carburant viennent dans nos zones. Ça demande une coordination. On accompagne les gens qui vont visiter le navire, pour une raison ou une autre», dit M. Paquet.

Au Québec, il y a des ports privés et municipaux, un autre appartenant à l'État québécois, des administrations portuaires autonomes, comme Montréal, Québec et Sept-Îles, membres de Ports Canada, et des quais de Transport Canada, comme Cacouna, Baie-Comeau, Matane et Gaspé.

«Ça ne change pas la réglementation, peu importe le modèle de propriété. Tout le monde se conforme aux mêmes règlements», dit Johanne Lapointe

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