Dernière heure

La fonction publique manifeste

Au Cégep de Chicoutimi, un tracteur placé devant... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Au Cégep de Chicoutimi, un tracteur placé devant l'entrée principale de la rue Jacques-Cartier empêchait toute circulation.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Tel qu'annoncé il y a quelques semaines, le front commun regroupant des dizaines de syndiqués de la fonction publique régionale oeuvrant dans les secteurs de la santé, de l'éducation et des services sociaux ont débrayé, lundi matin. Ces derniers souhaitent faire pression sur le gouvernement du Québec afin qu'il améliore ses offres aux différentes tables de négociation en vue du renouvellement de leur convention collective respective.

Très tôt, le personnel des centres de la petite enfance, centres jeunesse et de réadaptation, hôpitaux, cégeps et commissions scolaires disséminés dans la région ont dressé des lignes de piquetage, aux sons des sirènes et musiques dans une atmosphère bon enfant afin de faire connaître leur mécontentement face aux propositions gouvernementales de geler les salaires au cours des deux prochaines années et de leur offrir 1 % d'augmentation pour les trois dernières années de la convention collective.

Face à l'hôpital de Chicoutimi, les syndiqués se relayaient aux 46 minutes sur la ligne de piquetage afin respecter la Loi sur les services essentiels. Selon un syndiqué présent sur place occupant un poste d'électricien, l'employeur n'a rien fait pour collaborer en fournissant aux syndicats des listes d'employés dans le désordre. Cet employé de métier a mentionné qu'avec un taux horaire de 23 $, il ne faisait que perdre du pouvoir d'achat depuis une dizaine d'années en raison des compressions imposées par les différents gouvernements.

Au Cégep de Chicoutimi, un tracteur placé devant l'entrée principale de la rue Jacques-Cartier empêchait toute circulation. Lors d'un point de presse organisé par la CSN, Francine Lévesque, vice-présidente de la centrale et responsable de la négociation du secteur public, a déclaré ne pas croire en l'imposition d'une loi spéciale comme l'a suggéré Martin Coiteux en fin de semaine dernière. «C'est une menace qui revient toujours à chaque négociation. Nous, on se comporte pour que les choses avancent. On utilise tous les moyens légaux en dépit des mesures qui sont prises par le gouvernement. Que le gouvernement se présente à la table et on va négocier. M. Coiteux n'aura pas le choix puisque le public n'est pas contre les revendications des gens du secteur public», affirme Mme Levesque. Selon elle, le cadre financier du gouvernement est totalement irréaliste puisqu'il se traduit par des compressions massives dans l'ensemble des réseaux publics. Avec la volonté de réduire les rentes à la retraite en faisant passer de cinq à huit ans la période de calcul du salaire moyen, en plus de repousser de 60 à 62 ans l'âge de la retraite, le Québec est en train de causer une perte d'expertise dramatique dans les réseaux

Héléna Villeneuve, présidente du Syndicat de l'enseignement du Cégep de Chicoutimi, a déclaré qu'avec les offres gouvernementales actuelles, les enseignants verront leur tâche s'alourdir considérablement d'autant plus que l'embauche d'enseignants permanents sera un phénomène de plus en plus rarrissime.

Enfin, Gaston Langevin, à la FSSS a indiqué que ses membres veulent des conditions de travail acceptables afin de bien répondre aux besoins de la population. 

Le prochaines journées de débrayage auront lieu les 11 et 16 novembre ainsi que le 3 décembre, pour trois journées d'affilée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer