Challenger Banque nationale de Saguenay

Jaksic et Sadikovic sont les finalistes

Chouchou du public encore cette année, la Serbe... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

Agrandir

Chouchou du public encore cette année, la Serbe Jovana Jaksic a de nouveau obtenu son billet pour la grande finale aujourd'hui, à midi, dans le cadre de la 10e édition du Challenger Banque Nationale de Saguenay.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La deuxième fois sera-t-elle la bonne pour la Serbe Jovana Jaksic? Réponse aujourd'hui, à compter de midi, au Club de tennis intérieur Saguenay, alors que la chouchou des spectateurs du Challenger Banque Nationale de Saguenay affrontera, en finale, la Suisse Amra Sadikovic, pour qui ce sera une première présence en quatre participations au tournoi de Saguenay.

L'an dernier, Jaksic, 22 ans, s'était inclinée en finale face à la Française Julie Coin. Aujourd'hui, elle compte bien mettre la main sur le convoité trophée et mise sur l'appui de la foule pour l'aider à atteindre son but. La sympathique joueuse, qui n'hésite pas à faire des facéties et à interagir avec les spectateurs, affirme haut et fort son coup de coeur pour le tournoi de Saguenay. «Plus que pour défendre mes points, je souhaitais revenir ici parce que j'adore y jouer, que j'y ai beaucoup de plaisir et que l'appui de la foule à mon égard m'aide vraiment beaucoup. Il y a une ambiance spéciale ici qui fait que c'est vraiment la meilleure place où jouer et j'adore ça», a-t-elle commenté entre deux accolades et photos avec ses admirateurs.

Hier, Jaksic a eu affaire à forte partie en Nadja Gilchrist, une Américaine de 25 ans issue des qualifications. La favorite l'a emporté à l'arraché en deux manches identiques de 7-5. «Je ne la connaissais pas avant de l'avoir vue cette semaine. J'ai constaté qu'elle jouait très bien et qu'elle était puissante. Je me suis concentrée sur ce que je devais faire pour imposer mon jeu. Encore là, la foule m'a aidée quand ça allait moins bien pour moi et m'a redonné de l'énergie pour me ressaisir. Ç'a été un bon match face à une adversaire coriace et je suis contente de l'avoir remporté.»

Un beau défi

En finale, Jaksic fera face à une rivale qui offre un jeu beaucoup plus varié. Le défi sera intéressant, estime-t-elle. «Ce sera un match complètement différent. Jusqu'à maintenant, c'était un duel de force. (Amra) est une bonne joueuse, qui brosse bien la balle. Mais peu importe le style de mon opposante, j'aime jouer, et l'important sera d'imposer mon jeu. Si je parviens à le faire, tout ira bien», a indiqué celle qui souhaite cependant améliorer son premier service et jouer de façon plus agressive.

Pour sa part, Amra Sadikovic, 26 ans, savoure pleinement sa première participation à la finale, elle qui a trimé dur pour l'emporter en trois manches (1-6, 7-6[2] et 6-1) contre la puissante Américaine Maria Sanchez. «Je suis vraiment contente de me retrouver en finale parce que ça fait seulement trois mois et demi que je suis de retour sur le circuit après une absence de 14 mois en raison de petites difficultés financières. J'étais un peu anxieuse, mais maintenant, je suis tellement contente parce que ça va bien. J'aime beaucoup venir jouer ici et c'est d'ailleurs pourquoi je suis encore de retour cette fois-ci», explique celle dont le meilleur résultat à Saguenay a été les quarts de finale en 2011.

Hier, après s'être fait malmener en première manche, la longiligne athlète de 26 ans a réussi à renverser la vapeur. «En première manche, j'essayais de frapper chaque balle avec force. En deuxième manche, j'ai cessé de vouloir forcer le jeu. Puis, je me suis sentie de plus en plus à l'aise et j'ai pu jouer de façon plus agressive et imposer mon jeu.»

De ce duel, Sadikovic estime aussi avoir gagné la guerre mentale, un facteur déterminant dans le revirement de situation. Elle a aussi joué plus en finesse que les adversaires précédentes de Sanchez. «Je devais le faire parce que c'est une bonne joueuse et si je lui avais laissé imposer son rythme, j'aurais été dans le trouble. Comparé aux autres matchs, je n'ai pas joué mon meilleur tennis aujourd'hui (hier), mais par contre, j'ai su rester concentrée sur chaque point», analyse-t-elle. En fait, le seul élément de son jeu dont elle n'était pas satisfaite hier fut son service. Une facette qu'elle compte bien améliorer aujourd'hui. Mentionnons enfin que la Suisse a déjà remporté une finale sur le circuit Challenger, soit celle de 2011 du Tevlin de Toronto. Elle avait alors défait une certaine Eugenie Bouchard en demi-finale avant de l'emporter contre Gabriela Dabrowski en grande finale.

Défaire des favorites en double

En double, la troisième fois n'aura pas été plus fructueuse pour Sharon Fichman. La Torontoise et sa partenaire, l'Américaine Maria Sanchez, étaient les favorites de la 10e édition du Challenger Banque Nationale de Saguenay et elles avaient aisément eu le meilleur contre leurs adversaires sur leur route vers la grande finale.

Les choses se sont gâtées hier, alors qu'elles se sont inclinées face au duo composé de la Roumaine Mihaela Buzarnescu et de la Polonaise Justyna Jegiolka (7-6 [6], 4-6 et 10-7). Les gagnantes ont mis la main sur le trophée, la bourse de 2786 $US ainsi que les précieux points WTA. Les finalistes ne repartent pas les mains vides. Elles se partagent une bourse de 1393 $US, en plus d'empocher elles aussi des points.

Pour Fichman, il s'agissait d'une troisième participation en finale du double à Saguenay. Outre Sanchez, la Torontoise a fait équipe avec Gabriela Dabrowski en 2008 et avec Marie-Ève Pelletier en 2012. Cette fois-ci, elle aurait préféré un tout autre scénario. «C'est certain qu'on aurait aimé gagner. Ça fait plusieurs finales que je joue ici et je n'ai pas encore remporté de titre. Cela dit, c'est toujours un grand plaisir de jouer ici. Il y a de bonnes foules dès le début de la semaine et les gens m'ont toujours appuyée.»

En bref

Visite d'Eugène Lapierre

• L'organisation du Challenger Banque Nationale de Saguenay a reçu de la bien belle visite hier. En effet, le grand manitou de la Coupe Rogers, Eugène Lapierre, est venu assister aux demi-finales du simple et à la finale du double en compagnie du Chicoutimien d'origine, Claude Savard, vice-président, Partenariats corporatifs à Tennis Canada, et d'Alain Beaupré, directeur du Stade Uniprix et ancien directeur du circuit Banque Nationale. Une belle présence pour marquer cette 10e édition. M. Lapierre, qui devrait pouvoir assister à une partie de la finale, a également pu constater les nombreuses améliorations apportées aux installations du Club de tennis intérieur Saguenay depuis sa dernière visite, soit lorsqu'il a fait l'annonce de la tenue d'une Challenger à Saguenay.

Bourses

• La gagnante de la finale d'aujourd'hui empochera une bourse de 7600$US et 80 points WTA. L'autre finaliste repartira avec une bourse de 4053$US et 48 points.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer