Victime d'un AVC à 27 ans

Sarah-Ann Duchesne, qui est ergothérapeute de profession, a... (Photo courtoisie)

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Sarah-Ann Duchesne, qui est ergothérapeute de profession, a su reconnaître les signes de l'AVC. Elle aimerait que tout le monde puisse en faire autant dans une situation pareille.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Sarah-Ann Duchesne n'oubliera jamais le 12 juillet 2015, le jour où, alors qu'elle se trouvait en camping avec son copain dans le parc de la Mauricie, elle a été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC).

La jeune femme de 27 ans, qui est en excellente forme physique, remercie le ciel d'être en vie aujourd'hui. L'ergothérapeute de profession se considère également très chanceuse d'avoir su reconnaître les symptômes, évitant ainsi des séquelles graves.

«Je me suis réveillée le matin. Cette journée-là, on allait faire du canot et de la randonnée pédestre. Mon chum dormait encore alors je suis sortie de la tente pour aller chercher mon livre dans l'auto. Je me suis couchée à côté de lui. Il s'est mis à me parler. Je l'entendais, mais je n'étais pas capable de lui répondre. Il m'a dit: ''pourquoi tu ne parles pas? ''», raconte Sarah-Ann Duchesne, qui est la soeur du cycliste professionnel Antoine Duchesne.

La jeune sportive s'est trouvée incapable de se lever ou de réagir. Le côté droit de son corps était paralysé et elle avait du mal à s'exprimer. Le conjoint de Sarah-Ann, David, lui a demandé s'il devait appeler l'ambulance. Elle lui a fait signe que oui. Les services d'urgences ont mis une trentaine de minutes à se rendre sur les lieux et la jeune femme a été transportée à l'hôpital de Shawinigan.

«Comme ergothérapeute, je savais ce qui m'arrivait et j'ai été capable de formuler aux professionnels de la santé que j'avais fait un AVC. Ça a été une chance que je m'en aperçoive parce que ça aurait pu arriver pendant mon sommeil. Je savais que j'avais besoin de recevoir de la thrombolyse, un médicament qui vient dissoudre le caillot et qui permet d'éviter des séquelles graves. Normalement, le délai maximal pour administrer le médicament est de 3 à 4 heures après les premiers symptômes. Il fallait faire ça vite», relate la Chicoutimienne d'origine qui habite maintenant la métropole.

Sarah-Ann a vécu des moments terrifiants. Elle explique que le caillot s'est déplacé et qu'elle a complètement perdu l'usage de ses membres et de la parole. Pendant un certain temps, la victime a eu l'impression d'être atteinte de la maladie de Lou-Gherig (sclérose latérale amyotrophique) et ne pouvait que cligner des yeux. La situation s'est stabilisée, mais Sarah-Ann a dû réapprendre à marcher, à manger, à écrire, à se brosser les dents.

La professionnelle de la santé à l'emploi de l'Hôpital de Montréal pour enfants et du Royal Victoria a dû entreprendre un long parcours de réhabilitation. Elle est extrêmement reconnaissante envers son amoureux et sa famille, qui l'ont soutenue à travers les embûches.

«Mon chum a été fantastique. Il me réveillait la nuit pour prendre mes signes vitaux. Ça a fait du bien que mon frère Antoine soit là aussi. Nous sommes très proches», a-t-elle confié.

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Comme son frère Antoine, Sarah-Ann Duchesne est une amoureuse du sport. Elle a subi un AVC en juillet dernier, à l'âge de 27 ans.

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Témoignage

Si Sarah-Ann Duchesne a voulu partager son expérience, c'est parce qu'elle aimerait que les gens sachent comment reconnaître les signes (voir encadré).

«Ce type d'accident peut toucher n'importe qui, à n'importe quel moment. Avec mon travail, j'aide les gens à guérir. Je ne pensais pas que ça pouvait m'arriver», note-t-elle.

Se retrouver à un cheveu d'être clouée à un fauteuil roulant lui a également fait prendre conscience de l'importance de profiter du moment présent et des plaisirs de la vie.

La sportive et amoureuse du plein air reprendra le boulot de façon progressive la semaine prochaine, un peu plus de trois mois après l'AVC.

«J'ai hâte, mais j'ai peur. Je suis quand même confiante», confie Sarah-Ann Duchesne, qui a également recommencé à nager, à courir et à faire du vélo.

Les signes de l'AVC

Visage

• Est-il affaissé?

Incapacité

  • Pouvez-vous lever les deux bras normalement?
  • Troubles de la parole
  • Trouble de prononciation

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