Natalie Rublik

Le défi d'une langue seconde

La professeure Natalie Rublik se spécialise dans la... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La professeure Natalie Rublik se spécialise dans la didactique et les techniques d'enseignement de l'anglais comme langue seconde. Elle a elle-même été une élève à son arrivée, ayant à apprendre le français.

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Catherine Doré
Le Quotidien

Apprendre une deuxième langue n'est pas une mince tâche. Lorsque l'on se spécialise dans les techniques d'enseignement de l'anglais comme langue seconde, on pourrait croire que l'aventure serait plus aisée. Et pourtant.

La professeure Natalie Rublik est arrivée à l'UQAC en 2006. Pour cette anglophone originaire de l'Ontario, apprendre le français a été plus près du cauchemar que du rêve.

«J'avais étudié le français, un peu, à l'école, mais je ne le parlais pas. Ç'a été très difficile», raconte-t-elle avec un joli accent.

La thèse de doctorat de Mme Rublik portait sur le rôle de la culture dans le développement d'une aisance à l'oral. Elle se penche sur la didactique et les différents facteurs d'apprentissage de l'anglais en tant que langue seconde. Elle a notamment enseigné en République tchèque, en Corée du Sud et en Chine... mais c'est au Saguenay qu'elle a eu le plus de difficulté à s'acclimater!

«La culture est très différente (de la culture anglophone). Le style de communication est différent. Je ne sais pas, en anglais, c'est plus direct. Par exemple, dans une réunion, il est normal ici que plusieurs personnes parlent en même temps. Moi je peux attendre avec ma main levée... et attendre longtemps!», raconte-t-elle en riant.

«Même si j'avais de l'expérience à apprendre une autre langue, ç'a été difficile. Mon expérience professionnelle et personnelle a été différente. C'était comme d'étudier un autre sujet complètement, comme passer de la chimie à l'histoire», image Mme Rublik.

«La culture académique, la langue, le style de vie, le côté professionnel, etc. Ce n'est pas mauvais, c'est simplement différent. La Corée du Sud ou la Chine, c'est plus évident de voir les différences. Ici, sur papier c'est une chose, en vrai c'en est une autre», nuance-t-elle avec le sourire.

Elle avoue qu'elle n'a pas été en totale immersion dès le départ. «Tout mon travail se fait en anglais. Les gens avec qui je travaille sont bilingues. Avec les étudiants aussi les communications sont en anglais. Mes recherches, mes publications...tout est en anglais.»

Et quand elle sort des murs de l'UQAC, son accent la trahit automatiquement.«Lorsque les gens peuvent parler quelques mots d'anglais, ils n'hésitent pas en entendant mon accent. C'est très poli...sauf que je ne peux pas pratiquer mon français», souligne Mme Rublik en riant.

La professeure du département des arts et lettre souhaite prendre un peu de recul l'an prochain, afin de se concentre à faire plus de publications.

«Je veux prendre du temps pour réfléchir à ma recherche. Nous avons une tâche très chargée avec l'enseignement, les comités, les surveillances de stage et la recherche», de conclure la professeure.

Les étudiants de plus en plus curieux

Apprendre une langue dépend de plusieurs facteurs: l'école, la famille, les valeurs et la culture de la personne entre autres. S'ajoutent à cela des facteurs individuels, dont le plus significatif est la motivation.

La professeure Natalie Rublik, arrivée au Saguenay en 2006, a remarqué de nombreux changements dans l'apprentissage de l'anglais comme langue seconde.

«Ça change très rapidement, confirme Mme Rublik. De plus en plus d'étudiants qui appliquent (au département) arrivent avec du bagage: ils ont voyagé en Australie, au Canada anglais ou ailleurs et veulent poursuivre.»

«Les gens bougent beaucoup plus, les étudiants sont curieux.»

Bien que certaines personnes soient naturellement plus douées pour les langues, il existe quelques moyens pour faciliter le processus.

«Lire en anglais quelque chose d'intéressant. Cela peut être un livre ou quelque chose de simple comme une bande dessinée.»

«On peut aussi écouter des émissions en anglais, à la télévision ou sur Internet. De plus en plus d'émissions sont offertes. Il faut aussi chercher à échanger en anglais, trouver des occasions de parler en anglais, que ce soit avec quelqu'un ou sur un forum», conseille-t-elle.

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