Manifestation aux bureaux de Serge Simard

Une quinzaine de représentants d'organismes de Défense collective... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Une quinzaine de représentants d'organismes de Défense collective des droits (DCD) du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont manifesté devant les bureaux de Serge Simard, hier matin, à La Baie.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Des organismes de Défense collective des droits (DCD) du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont manifesté devant les bureaux de Serge Simard, hier, à La Baie. Le député libéral était absent, mais la quinzaine de manifestants présents ont aménagé un cimetière, dans le but de dénoncer le sous-financement de leurs organismes.

«On va souvent au bureau de M. Couillard,mais on veut montrer à M. Simard qu'on ne l'a pas oublié. On veut lui rappeler que les droits, ça se défend en collectivité», a affirmé Sylvain Bergeron, coordonnateur de L.A.S.T.U.S.E.

Les représentants d'une dizaine d'organismes de la région disent souffrir d'incertitude quant à leur avenir en raison du manque de financement.

«Les organismes de défense collective des droits sont parmi les organismes communautaires les moins bien financés au Québec. Au plan provincial, la moyenne des subventions à la mission globale versée aux organismes en défense collective des droits n'est que de 58 715$ alors qu'elle est de 122 046$ pour tous les organismes d'action communautaire. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, cette moyenne de financement des groupes en DCD est de 39 626$», dénonce Sylvain Bergeron.

Entente de financement

Les organismes de DCD disposent d'une entente de financement jusqu'au 31 mars 2016. Ensuite, ils craignent pour leur avenir. «Certains ont peur de devoir fermer leurs portes. L'an passé, le gouvernement a renouvelé le financement des organismes pour 18 mois au lieu de quatre ans», souligne Sylvain Bergeron.

«Nous demandons à M. Simard de faire accélérer la décision sur les protocoles d'entente et que le gouvernement du Québec rehausse notre financement de 40 M$ afin de remplir pleinement notre mission et de financer les groupes en attente. On veut mettre fin à ce sous-financement et on veut que M. Simard soit notre porte-parole. Dans les dernières années, on a vécu beaucoup de reculs. Il faut que ça change», insiste Sylvain Bergeron.

«On veut que les subventions soient indexées au coût de la vie pour qu'on puisse faire correctement notre mission», ajoute Danny Desbiens, du Service budgétaire de La Baie-Bas Saguenay. «Faire des miracles avec rien, c'est ce qu'on fait depuis longtemps. On est écoeuré de ça. On veut que le gouvernement le reconnaisse et qu'il reconnaisse qu'on lui fait sauver beaucoup d'argent», ajoute-t-il

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