Une première journée de grève lundi

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Même si les éducatrices en service de garde ne sont pas en grève, les services de garde de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets seront fermés lors de la journée de débrayage du 26 octobre.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

La journée du 26 octobre marquera le début de la grève tournante du secteur public un peu partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La première de six journées de débrayage du Front commun syndical se tiendra dans les établissements du réseau de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires et des cégeps.

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Les services essentiels seront assurés à 90 %. Les services en urgence, soins intensifs et à l'unité néonatale seront assurés à 100 %.

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Le personnel enseignant, le personnel de soutien et le personnel professionnel des commissions scolaires de la région participeront à la journée de grève.

À la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, les écoles primaires, secondaires, les services de garde, le Centre de formation professionnelle Alma, le Centre de formation générale des adultes ainsi que le service aux entreprises Forgescom seront fermés.

Même son de cloche du côté de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay où les écoles et les centres, ainsi que les services de garde seront fermés.

Le personnel de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets et de la Commission scolaire De La Jonquière sera également en grève.

Seules les écoles primaire et secondaire régionales Riverside seront ouvertes le 26 octobre. Les élèves auront accès au transport scolaire. Par contre, le personnel enseignant et professionnel de ces établissements scolaires tiendra une journée de grève le lendemain, soit au même moment que l'ensemble des établissements de la Commission scolaire Central Québec dont ils font partie.

La grève se tiendra également dans l'ensemble des établissements des réseaux de la santé et des services sociaux.

Réseau de la santé

Les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes membres du Syndicat des intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean seront en grève. Les services essentiels seront assurés à 90%. Les services en urgence, soins intensifs et à l'unité néonatale seront assurés à 100%.

Les étudiants du cégep devront pour leur part attendre au matin même pour savoir s'ils ont des cours ou non.

Cégeps

Tous les cégeps ont reçu des avis de grève légale de leurs syndicats.

Tout indique qu'il y aura grève au Cégep de Chicoutimi. «Le matin très tôt, on va constater s'il y a bel et bien une grève, et ce sera indiqué sur le site Internet dès 7h30», affirme Éric Émond, responsable des communications.

Les activités du Centre d'activité physique seront suspendues. Elles devraient reprendre en soirée.

«On s'est toutefois assuré avec nos syndicats que les locataires puissent avoir accès à leurs locaux.»

La direction du Cégep de Jonquière prendra également la décision le matin même de lever ou non les cours pour les étudiants de la formation régulière, de la formation continue et du Centre linguistique. «La décision va être prise le 26 au matin. La décision se trouvera sur le site Internet au plus tard à 7h30. Les choses peuvent évoluer d'heure en heure d'ici là», affirme France Tremblay, coordonnatrice des communications.

Au Cégep de Saint-Félicien, on invite les étudiants à se présenter le matin du 26 octobre. «On va prendre une décision le matin même», affirme Gilles Lapointe, directeur général de l'établissement. La décision sera publiée sur le site Internet du cégep entre 8h15 et 8h45. «Nos circuits de transport vont fonctionner comme d'habitude. Il ne faut pas présumer de ce qui va se passer d'ici le matin du 26 octobre», affirme-t-il.

Au Cégep d'Alma, la direction attend elle aussi de constater s'il y a grève ou non le matin du 26 octobre. «La décision sera sur le site Internet vers 7h30», affirme Marie-Ève Gravel, directrice des ressources humaines et des affaires corporatives.

Les services de garde seront fermés

Les services de garde de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets seront fermés lors de la journée de débrayage du 26 octobre même si le personnel n'est pas en grève.

Comme les membres affiliés à la FISA ont eu comme consigne de ne pas franchir les piquets de grève, la direction de la commission scolaire n'a pas eu le choix de décider de fermer les services de garde.

Pour ce qui est des problématiques liées à location de locaux à des organismes et à l'accès au chantier de construction, la commission scolaire pense que les professeurs vont laisser passer les personnes concernées pour qu'elles puissent travailler.

«Comme ces personnes et organismes ne sont aucunement concernés par le milieu de l'éducation et que les espaces loués sont indépendants des espaces occupés par les écoles, ils ne devraient pas rencontrer de difficultés pour accéder à leur lieu de travail. Cependant, dans le cas de problématiques ou d'interrogation, ceux-ci sont priés de communiquer avec la direction responsable des baux à la Commission scolaire, dont ils ont reçu les coordonnées dans la lettre de la semaine dernière», a indiqué la responsable des communications, Marie-Ève Bernard.

Le syndicat de l'Enseignement Louis-Hémon en fait une autre lecture. Sa présidente France Lapierre croit que les gens vont respecter les piquets de grève.

«La réponse que l'on donne c'est que nous tenons des lignes de piquetage. C'est la responsabilité de la commission scolaire de trouver des solutions. Est-ce qu'elle va proposer de franchir les lignes de piquetage? Je ne comprends pas qu'on essaie de nous retourner le problème. C'est à eux de trouver des plans B pour les organismes qui logent dans leurs locaux. Le syndicat n'est pas responsable des effets que pourrait causer notre journée de piquetage», a indiqué la présidente du Syndicat de l'enseignement Louis Hémon, France Lapierre.

Les menaces de recevoir des factures pour les coûts liés à des retards sur les travaux de rénovation en cours, si les chantiers sont paralysés, n'effraient pas le syndicat. «Des menaces de factures ça fait deux semaines que nous en recevons. Il y a des avis juridiques à ce sujet relativement à la responsabilité. C'est la commission scolaire qui est juridiquement responsable. On se défendra à ce moment si des factures nous sont envoyées», rétorque la présidente.

La semaine dernière, la commission scolaire a envoyé un avis à ses locataires pour les inviter à trouver un plan B lors de cette journée de grève. Un des organismes avec qui le Quotidien a discuté, l'Agence de gestion intégrée des ressources, demande à la commission scolaire de trouver une solution, sinon une facture lui sera expédiée pour les pertes encourues.

Ce sont donc les écoles primaires et secondaires, les centres d'éducation aux adultes et de formation professionnelle, le service de formation aux entreprises et les services de garde en milieu scolaire qui seront fermés lors de la grève du 26 octobre prochain.

Même si les éducatrices en service de garde ne sont pas en grève, les services de garde de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets seront fermés lors de la journée de débrayage du 26 octobre.

(Par Louis Potvin)

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