Jimmy Lemieux était plus que prêt

Lorsqu'il a appris que son père Denis Lemieux... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Lorsqu'il a appris que son père Denis Lemieux se lançait en politique fédérale, Jimmy Lemieux a parcouru le Canada en voiture afin d'en apprendre davantage sur son pays.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Jimmy Lemieux était on ne peut plus prêt pour la campagne électorale. Le fils du nouveau député de Chicoutimi-Le Fjord a joué le rôle d'agent officiel de campagne de son père. Pour s'y préparer, il a parcouru quelque 30 000 kilomètres afin de rencontrer des élus, candidats et représentants de l'Aile jeunesse du Parti libéral de partout au pays.

Lorsqu'il parle de son voyage à travers le Canada, le regard de Jimmy Lemieux s'illumine. Le projet est arrivé dans sa vie en même temps que la politique dans celle de son père.

«Quand j'ai terminé mon bac en génie mécanique, j'ai pensé à ce que je voulais faire. Mon père souhaitait se lancer en politique. Pour aider, je me suis dit que je ferais le tour du Canada pour découvrir les autres provinces. Je voulais connaître les premiers ministres, la grosseur des villes. Un voyage comme ça aide à comprendre encore mieux ce qui se passe ailleurs», estime le jeune homme de 24 ans. «C'est un voyage politique, d'affaires, mais aussi une expérience de vie, d'épanouissement personnel.»

Le projet a tout de suite plu à son père. «Il m'a dit de le faire. Que ce serait bon pour mes connaissances générales et les contacts et que ça me permettrait de comprendre les enjeux des autres provinces.»

Jimmy Lemieux a réalisé son voyage en trois temps, afin d'arrimer ses déplacements avec les activités de la campagne.

Camping, couchsurfing, hôtel et même quelques nuits dans son automobile ont ponctué le périple composé d'un mélange de préparation et d'improvisation.

Avant de partir, chaque fois, Jimmy Lemieux prenait le temps de faire parvenir des courriers électroniques aux élus du parti et entrait en contact avec son aile jeunesse.

Il a d'abord fait le tour du Québec avec un ami. «Je connaissais déjà bien le Québec, mais je voulais le rouler. Les distances donnent un autre feeling», explique-t-il.

Trois ou quatre mois plus tard, il est parti seul, un mois, dans les provinces de l'Atlantique.

«J'ai parcouru la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard en plein mois de février. Les gens ne comprenaient pas pourquoi je faisais le tour en plein hiver, mais je voulais comprendre la politique de leur province, faire des rencontres, l'objectif n'était pas tellement de faire des activités.»

Quelque temps plus tard, il a traversé rapidement l'Ontario pour passer trois mois dans l'Ouest.

Un premier arrêt à Winnipeg lui a permis de participer au Congrès des jeunes libéraux de l'ouest du Canada. Puis il a visité plusieurs villes, grandes et petites, jusqu'au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.

«J'ai parcouru environ 18 000 kilomètres en trois mois. Je suis même allé à Churchill en avion.»

Il a atteint ses objectifs. «J'ai fait beaucoup de belles rencontres. J'ai rencontré personnellement au moins 35 candidats et élus.»

Celui qui aimait déjà son pays en est revenu encore plus amoureux.

«C'est incroyable tout ce que tu peux voir dans le même pays. Il y a tellement de beauté. Il y a de tout au Canada. J'ai trouvé ça beau. On est différent, mais on se ressemble. Les valeurs des gens se ressemblent. C'est ça un pays. C'est un paquet de gens avec des valeurs communes», affirme celui qui rêve d'un Québec francophone dans un Canada bilingue.

«Ce voyage en valait la peine. Je ne regretterai jamais. Quand je vais avoir des enfants, je vais vouloir leur faire découvrir le Canada. C'est une expérience à vivre.»

Le paternel aime aider les gens

Jimmy est de ceux qui ont contribué à convaincre Denis Lemieux de se lancer en politique. Celui qui admire son père autant pour ses réalisations que pour sa manière de voir les choses est convaincu que la politique lui permettra de poursuivre sa mission; aider les gens.

Depuis quelques années, Denis Lemieux soutient de jeunes entrepreneurs de la région qui souhaitent se lancer en affaires. C'est eux, ainsi que son fils, qui l'ont incité à se lancer en politique.

«Des étudiants de l'université et moi-même, on lui a dit qu'il devrait aller en politique. J'ai toujours vu mon père comme quelqu'un capable de faire des choses extraordinaires. Il s'est toujours impliqué dans des organismes et événements caritatifs», explique-t-il. «J'ai toujours été fasciné de voir comment il met des idées ensemble pour réussir. C'est un assembleur d'idées. Mon père vient d'un milieu très pauvre. Il s'est battu pour que ma soeur et moi ne manquions de rien. Il est parti de zéro pour être là où il est rendu.»

Pour Jimmy Lemieux, la politique est une façon de faire une différence pour plus de gens.

«Je me disais que c'était bien d'aider une personne à la fois, mais qu'en aider des millions, ça serait complètement fou.»

Il a toujours cru aux chances de son père de remporter l'élection. Mais ni le père ni le fils ne faisaient du dénouement de la campagne une fin en soi.

«On ne se disait pas qu'il allait gagner ou perdre. On se disait qu'il serait choisi ou non. Mon père offre ses services à la population. S'il n'avait pas été élu, il aurait aidé autrement.»

Ce désir d'aider habite aussi le fils. Jimmy Lemieux est passionné de politique, mais ce qui le nourrit avant tout, c'est le désir de faire la différence. «Ce que je veux faire dans la vie, c'est aider les gens. Maintenant que la campagne est terminée, j'aimerais travailler à Ottawa, pour le parti, un député ou un ministre. Sinon, je me réorienterai vers un organisme à but non lucratif. Je veux aider les gens. Si ce n'est pas par la politique, ce sera autrement», affirme-t-il. «J'essaie d'être à la hauteur de mon père. C'est de la pression, mais de la bonne pression.»

Pour les Lemieux, l'important est le chemin emprunté, pas la destination. Une façon de voir les choses qui a pris tout son sens il y a deux ans, lorsque le duo a gravi le Kilimandjaro.

«Dès le départ, mon père m'a dit que ce n'était pas grave si on ne se rendait pas au bout. Je le trouvais bizarre. Mais à une journée du sommet, j'ai été très malade. On a décidé de revirer de bord. Il m'a dit: "tu vois, ce n'est pas grave si tu ne touches pas le drapeau." Il avait tellement raison. C'est la préparation et les rencontres qui comptent.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer