Remac menacée de faillite

Le propriétaire de Remac, André Poulin, et sa... (Photo Le Quotidien, Louis Tremblay)

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Le propriétaire de Remac, André Poulin, et sa fille Vanessa, prendront quelques jours réflexion pour contester le vote tenu hier lors de l'assemblée des créanciers.

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Le propriétaire de Remac, André Poulin, et sa fille Vanessa, qui occupe une place importante dans l'entreprise, se donnent quelques jours de réflexion pour contester le vote tenu hier lors de l'assemblée des créanciers, lequel pourrait causer sa faillite. L'usine de la route 170 emploie 85 personnes.

Remac était jusqu'à hier sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. L'entreprise avait présenté une proposition aux créanciers afin de se sortir d'une impasse financière provoquée par les problèmes rencontrés dans la réalisation d'un contrat de pont pour le compte de la Ville de Saint-Eustache.

«La Loi nous oblige à avoir une majorité de créanciers favorables à notre proposition. Ce que nous avons réussi à obtenir. Il faut aussi atteindre un pourcentage du montant de la créance lorsque l'on additionne ces créanciers. C'est cette seconde obligation que nous ne sommes pas en mesure d'atteindre», a indiqué le propriétaire, à la sortie de l'assemblée des créanciers.

Remac est en ce moment à couteaux tirés avec la société Intact assurance, qui avait accepté de cautionner l'entreprise pour la réalisation du contrat. Le représentant d'Intact assurance s'est donc présenté à l'assemblée des créanciers d'hier et a voté contre la proposition. Intact assurance avait préalablement déposé une réclamation additionnelle de 700 000$ auprès de Remac.

Un autre créancier, qui est un fournisseur de services de plongée sous-marine, a aussi voté contre la proposition. Dans le corridor, les représentants des deux créanciers, qui sont les seuls à avoir voté contre, ont convenu de s'opposer au règlement qui représentait 0,15$ pour chaque dollar de créance dont le montant global se chiffre à 2,3 M$.

«Si nous choisissons de contester le vote de cet après-midi, ça pourrait nous permettre de survivre. C'est quand même beaucoup de frais et ça ne signifie pas que le problème sera réglé. C'est pour cette raison que nous préférons nous donner quelques jours de réflexion avant d'aller plus loin. J'ai tout mis dans cette entreprise et à 51 ans, c'est une décision importante. Ce n'est pas simple d'aller chercher des contrats à l'extérieur pour créer des emplois dans la région», a déclaré André Poulin.

Poursuite de 3 M$

En plus de la nouvelle créance de 700 000$, Intact Assurance a signifié il y a quelques jours une poursuite de 3 M$ en dommages et intérêts contre André Poulin. Ce dernier n'a toutefois pas été ébranlé par cette poursuite puisqu'il n'a pratiquement plus rien à perdre.

L'homme d'affaires, dans toute cette affaire, a souligné le support indéfectible de ses fournisseurs ainsi que de ses employés. Jusqu'à maintenant, les travailleurs de l'entreprise n'ont pas perdu de salaire. Le nombre d'heures a toutefois été réduit en raison de la situation financière.

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