Lemieux a frappé dans le mille

Le nouveau député libéral de Chicoutimi, Denis Lemieux.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le nouveau député libéral de Chicoutimi, Denis Lemieux.

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Le nouveau député libéral de Chicoutimi a visé dans le mille en identifiant trois engagements majeurs pour le prochain mandat. En effet, deux des trois projets qu'il s'engage à réaliser ont déjà des bases solides dans les domaines universitaire et industriel avec la construction d'un immeuble pour le Centre de recherche sur la qualité et les saines habitudes de vie, ainsi qu'un nouveau laminoir pour la transformation de l'aluminium.

Le plus avancé des deux projets est la construction d'un laminoir pour la production de feuilles d'aluminium au Saguenay. Il s'agit en fait de remplacer le laminoir opéré par Novelis et déménagé aux États-Unis. La Société de la vallée de l'aluminium (SVA) travaille depuis maintenant deux ans à la concrétisation d'un projet de laminoir différent de celui fermé par Novelis à Jonquière.

Le président de la SVA, Arthur Gobeil, accueille avec satisfaction l'engagement du nouveau député de Chicoutimi aux Communes, mais reste prudent quant aux chances de réalisation d'un projet de laminoir. Il sait toutefois que le nouveau député sait de quoi il parle quand il s'engage de façon aussi ouverte à appuyer un projet.

« M. Lemieux a commencé sa carrière aux Industries Couture et a poursuivi dans les entreprises de Benoît Allard. Il a eu son entreprise. Il sait donc comment fonctionne un projet en raison de son expérience dans le monde industriel. C'est un avantage », indique le président de la SVA.

La SVA a déjà en main certaines études sur ce que devrait être un projet de laminoir. Arthur Gobeil insiste sur le fait que d'autres analyses seront nécessaires avant d'en arriver a présenter un projet détaillé aux autorités gouvernementales et il précise le rôle que chacun doit jouer.

« Ce n'est pas au député à préparer le dossier. Il appartient au milieu à monter un projet qui a des chances de se réaliser. Dans notre cas, il s'agit d'un laminoir pour des marchés de niche. On parle d'une usine avec des capacités de production », reprend Arthur Gobeil.

Aide

La SVA entend bien frapper à la porte du député libéral lorsqu'elle aura besoin de franchir des étapes additionnelles dans son projet. Arthur Gobeil voit très bien un support financier de Développement économique Canada pour le Québec.

« En ce moment, les grands laminoirs d'Amérique du Nord sont très sollicités pour la production de l'automobile depuis que Ford a annoncé l'utilisation d'aluminium dans ses camionnettes F-150. Ils ont également de la compétition des grands laminoirs chinois. Il reste un marché d'approximativement 10 % de laminage qui est constitué de produits de niche et qui sont beaucoup moins intéressants pour les gros laminoirs. »

Saines habitudes

Le projet de 20 M$ destiné à regrouper les 40 personnes affectées aux travaux du Centre de recherche sur la qualité et les saines habitudes de vie de l'UQAC n'est pas un hasard dans cette campagne électorale. Dans le cadre de ses activités de campagne, Denis Lemieux a eu droit à une présentation détaillée du travail de ce centre de recherche et a alors assuré le directeur Mario Leone qu'il le considérait comme étant prioritaire pour son comté et le développement de l'université.

Au cours d'un bref entretien, Mario Leone s'est dit heureux d'entendre le nouveau député conserver le même discours au lendemain du vote et maintenir le projet de 20 M$ au coeur de ses priorités. Le projet, selon Mario Leone, a déjà fait l'objet d'évaluations de la part de l'université et une rencontre avec le député devrait permettre de travailler à la constitution de ce vaste laboratoire qui mène des travaux dans cinq axes différents pour améliorer la qualité et les saines habitudes de vie de la population. Ce sont des travaux qui vont de la nutrition jusqu'aux appareils techniques pour mesurer les capacités physiques des personnes. Les chercheurs ont donc besoin d'espace en plus de travailler sur un même site.

« On peut croire que lorsqu'un candidat prend un tel engagement, il a obtenu les autorisations du parti », a résumé le chercheur.

Le dernier engagement est plus abstrait pour le moment. Il s'agit d'une usine de transformation de la matière ligneuse en biocarbone. Il n'existe en ce moment aucun projet de transformation chimique de la matière ligneuse. Le domaine est complexe en raison des problèmes de commercialisation de cette production spécifique pour des produits de remplacement du pétrole.

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