Grève des enseignants: des organismes pourraient souffrir

Les enseignants utilisent différents moyens de pression.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Les enseignants utilisent différents moyens de pression.

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Le Quotidien

La grève des enseignants pourrait créer des désagréments à des entreprises et organismes qui louent des locaux dans les bâtisses de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets. Un avis leur a été envoyé pour qu'ils ne franchissent pas les piquets de grève.

« Je n'ai rien contre le fait que les professeurs fassent la grève. Par contre, si ça m'empêche de travailler, de rencontrer des clients, c'est une autre affaire. Nous ne vivons pas de subventions. J'ai répondu au monsieur de la Commission scolaire qu'il recevrait une facture de 268 $ de l'heure, si nous ne pouvions pas travailler », a mentionné Michel Bouchard, coordonnateur de l'Agence de gestion intégrée des ressources qui est situé à Normandin, dont les locaux sont attenants à l'école Sainte-Marie.

Cette agence composée de cinq techniciens travaille avec les communautés et des entreprises forestières pour réaliser des coupes de bois à proximité des localités. Elle trouve désagréable d'être pénalisée à cause de cette situation. Elle aurait aimé que la Commission scolaire propose une solution qui n'aura pas d'impact sur ses affaires.

« Le 26 octobre prochain, les membres du personnel enseignant et professionnel de la Commission scolaire tiendront une journée de grève légale. Il est donc possible qu'il y ait une ligne de piquetage au bâtiment dans lequel vous louez un espace. Nous vous suggérons de ne pas tenter de briser cette ligne et de prévoir un plan "B" au cas où », invite-t-on dans un courrier expédié à plusieurs destinataires qui louent des locaux à la commission scolaire.

Cette note laisse Michel Bouchard perplexe. « En tant que locateur, ça serait à eux de trouver une solution et pas à nous de subir les contrecoups de cette grève », ajoute-t-il.

Il y a un total de 19 organismes qui louent des espaces dans les bâtisses de la Commission scolaire.

Balle dans le camp du syndicat

La direction de la Commission scolaire a logé une demande auprès du syndicat de l'enseignement de Louis-Hémon pour que les professeurs laissent passer les entreprises, organismes et autres locataires pour qu'ils aient accès à leurs bureaux. De plus, la direction a demandé de laisser passer les parents et enfants qui voudraient se rendre aux services de garde ainsi qu'aux travailleurs qui effectuent des travaux de rénovation sur certains édifices.

« Nous avons signifié au syndicat que s'il y avait des retards dans les travaux, ils devront en assumer la facture », a mentionné la responsable des communications, Marie-Ève Bernard.

Le syndicat a effectivement reçu ces demandes. Ils vont discuter avec l'exécutif et le front commun régional avant de donner sa réponse le 20 ou 21 octobre.

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