Kimberly-Clark achète toujours de la pâte kraft

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Selon le préfet Jean-Pierre Boivin, Kimberly-Clark continue d'acheter de la pâte de l'usine de Saint-Félicien, mais va cesser de le faire pour une autre située en Ontario, qui n'a plus la norme FSC.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Deux représentants de Kimberly-Clark sont venus à Dolbeau-Mistassini mercredi pour rencontrer un important commerçant et le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, à la suite d'une menace de suspendre une commande de produits fabriqués par la multinationale.

«Quand ils ont appris qu'une grosse commande était suspendue, la compagnie a régi rapidement. Ça nous a permis de parler avec eux des répercussions de leur décision de ne plus acheter de pâte de produits forestiers Résolu. Nous leur avons fait comprendre les impacts que ça pouvait avoir sur notre industrie», a divulgué le préfet.

Or, Kimberly-Clark continue d'acheter de la pâte de l'usine de Saint-Félicien, mais va cesser de le faire pour une autre située en Ontario, qui n'a plus la norme FSC. «Ce qu'ils nous ont dit, c'est qu'au lieu de signer des contrats à long terme, ils vont renouveler pour un an à cause de l'incertitude qui entoure la certification FSC pour l'usine félicinoise. Ils vont continuer d'acheter de la pâte de Saint-Félicien tant qu'elle sera certifiée FSC», a mentionné Jean-Pierre Boivin.

La pâte kraft sert à la fabrication de papier tissu comme les papiers mouchoirs et le papier hygiénique. Selon Jean-Pierre Boivin, Kimberly-Clark ne veut surtout pas perdre de client et maintenir les liens d'affaires avec les fournisseurs. «Ils nous ont dit que leur emballage devait obligatoirement avoir le logo FSC, car la clientèle le réclame. C'est devenu comme une norme. En revanche, on leur a surtout dit de ne pas embarquer dans le jeu de Greenpeace, de ne pas céder au chantage et de s'informer comme il faut sur les pratiques forestières au Québec avant de décider de ne plus acheter de produits de la forêt boréale», a-t-il affirmé.

Vers un boycottage

Le préfet Jean-Pierre Boivin n'est pas fermé à l'idée de réaliser un boycottage.

«Il faut l'organiser comme il faut, cependant. On ne peut pas lancer ça sans être bien préparé. Je vais en discuter avec le maire de Hearst lors de notre rencontre. Je pense qu'il y a moyen de mettre de la pression sur des entreprises comme 3 M, Best Buy et Kimberly-Clark», a-t-il mentionné.

Ce dernier estime que la région n'a pas le choix de montrer les dents et exprimer à ces entreprises que de céder aux pressions de Greenpeace pourrait avoir des effets néfastes sur plusieurs localités dans la région.

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