Vers une gestion collective du lac?

Les trois préfets du Lac-Saint-Jean, André Paradis, Gérard... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Les trois préfets du Lac-Saint-Jean, André Paradis, Gérard Savard et Jean-Pierre Boivin, ont annoncé, hier, le consensus social autour d'un mode de gestion durable et collectif du lac Saint-Jean.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Après avoir observé pendant des années la gestion du lac Saint-Jean, les élus, les environnementalistes et les usagers du plan d'eau veulent maintenant prendre part aux décisions. Le bassin, qui est sous la responsabilité de Rio Tinto depuis des décennies, doit être géré collectivement.

C'est ce que réclame le Comité des parties prenantes de la gestion durable du lac Saint-Jean, à l'aube du nouveau décret gouvernemental qui encadre le Programme de stabilisation des berges.

«Comparativement au comité de suivi qui existe déjà, c'est le jour et la nuit. Le comité ne peut pas réellement participer aux décisions. Ce que la communauté et les parties prenantes souhaitent maintenant, c'est de prendre une part plus active et décisionnelle dans la gestion durable du lac», résume le préfet André Paradis, également porte-parole du Comité des parties prenantes qui regroupe des intervenants du milieu nautique, de l'industrie touristique, des riverains, des pêcheurs, des écologistes, des travailleurs de RTA, des municipalités, de la communauté autochtone et des gens d'affaires.

Selon le groupe, qui a adopté ce consensus jeudi dernier, le lac est une ressource collective et l'optimisation de sa gestion doit reposer sur un meilleur équilibre entre les enjeux sociaux, économiques et environnementaux en cause.

Pour ce qui est du modèle de gestion, il n'a pas été défini.

«L'annonce de ce matin confirme le consensus. Il reste encore du temps pour aller dans les détails. Le modèle précis n'est pas encore déterminé», répond M. Paradis, ajoutant que le comité retournera au travail rapidement.

Maintenant que les parties prenantes se sont entendues sur le niveau d'implication souhaité, le groupe devra convaincre le gouvernement. Un mémoire sera d'ailleurs présenté lors des audiences du BAPE, qui devraient se tenir avant le renouvellement du décret.

Quant à Rio Tinto, le Comité des parties prenantes invite la compagnie à saisir l'occasion.

«Nous souhaitons ardemment qu'ils saisissent la balle au bond. Car le développement d'une véritable filière de l'aluminium vert est un enjeu majeur», indique-t-il, ajoutant que la gestion ne peut avoir comme seul moteur des considérations économiques.

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