La Doré lance un boycottage

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Le maire de La Doré, Jacques Asselin, ne pense pas que sa démarche soit vaine.

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Louis Potvin
Le Quotidien

La municipalité de La Doré va boycotter les produits 3M et de Kimberly-Clark et ne fera plus affaire avec Best Buy. Le maire Jacques Asselin invite les autres municipalités à emboîter le pas afin de dénoncer la décision de ces entreprises de ne plus acheter de produits fabriqués par Produits forestiers Résolu.

«Il faut se mobiliser et organiser une résistance. Il faut poser des gestes pour se défendre. Au final, ce sont nos communautés qui subissent les effets des décisions de ces compagnies à la suite des pressions de Greenpeace. C'est la survie de nos villages qui est en jeu», commente Jacques Asselin.

Lundi, il fera adopter par le conseil municipal une résolution pour boycotter 3M, Kimberly-Clark et Best Buy. Le personnel est à faire l'inventaire des produits que la municipalité achète et va trouver d'autres compagnies pour des produits équivalents. «Si tous les travailleurs forestiers et les localités cessaient d'acheter du papier de toilette fabriqué par Kimberly-Clark, peut-être que ça pourrait faire réagir. Il faut montrer l'exemple», lance-t-il déterminé.

Jacques Asselin va inviter les membres de l'Alliance forêt boréale à faire de même ainsi que les municipalités de la région et les quelque 300 communautés forestières au Québec.

Le maire ne pense pas que sa démarche soit vaine.

«Ça prend plusieurs gouttes d'eau pour former un océan. On va mettre la première. Il ne faut pas partir perdant si on veut gagner. Moi je veux que ma municipalité survive. Si d'autres préfèrent mourir en ne faisant rien, on ira les voir à leur service», ironise-t-il.

Selon Jacques Asselin, les compagnies comme 3M et Best Buy n'ont pas considéré les impacts qu'engendrait leur choix d'affaires sur les communautés. «Le social fait partie du développement durable, il faut le défendre. Ils se laissent aveugler par les faussetés véhiculées par Greenpeace. Ces compagnies ont manqué de rigueur et mal évalué l'aspect durable des produits forestiers fabriqués au Québec et par PFR», a-t-il souligné.

Finalement, Jacques Asselin avance que cette bataille dépasse les frontières du Québec. «Je ne veux pas que le Lac-Saint-Jean porte le poids planétaire et paye le prix de tous les pays pollueurs qui génèrent des gaz à effet de serre», conclut-il.

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