Le bilan de campagne des conservateurs perturbé

La FTQ traque le ministre jusqu'à Jonquière

Denis Lebel a rencontré les travailleurs affiliés à... ((Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie))

Agrandir

Denis Lebel a rencontré les travailleurs affiliés à la FTQ-Construction venus revendiquer un assouplissement des règles entourant l'assurance-emploi. Roger Valcourt, représentant syndical régional de la Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité (FIPOE), a pris la parole au nom des travailleurs.

(Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Le bilan de campagne des conservateurs a été écourté en raison de la présence de manifestants de la FTQ-Construction mercredi après-midi. Après avoir attendu Denis Lebel devant ses bureaux de Roberval, les membres du syndicat ont suivi le ministre jusqu'au Delta Jonquière pour se faire entendre. Ils ont eu droit à un entretien qui est loin de les satisfaire.

Denis Lebel était en compagnie des candidates Caroline Ste-Marie (Chicoutimi-Le Fjord) et Ursula Larouche (Jonquière) afin de dresser le bilan de la présente campagne hier après-midi lorsqu'une cinquantaine de travailleurs affiliés à la FTQ-Construction ont manifesté derrière les portes de la salle de conférence. Des klaxons se sont fait entendre et des coups ont été donnés dans les portes, perturbant le déroulement de la rencontre.

Les conservateurs ont quitté la salle par une porte arrière, au grand mécontentement des manifestants. Après quelques minutes, Denis Lebel est sorti d'une autre pièce, affirmant être prêt à les entendre.

Roger Valcourt, représentant syndical régional de la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité (FIPOE), a pris la parole au nom des travailleurs.

Il a affirmé que plusieurs syndiqués se retrouvent sans le sou parce qu'ils ne se qualifient pas pour l'assurance-emploi. « Des travailleurs du parc éolien Rivière-du-Moulin ont eu leur cessation d'emploi ce matin. Ils n'ont pas assez d'heures pour y avoir droit. Des gens peinent à faire l'épicerie. Le chômage, c'est une question de survie. Ce que j'ai vu au cours des 10 dernières années, ce n'est rien comparé à ce qu'on va voir cet hiver. Des 800 membres que je représente, 200 n'ont pas de travail et 40 % d'entre eux n'ont plus aucun revenu », a-t-il signalé. « Vous engagez-vous à assouplir les règles? », a-t-il demandé au député sortant de Roberval-Lac-Saint-Jean.

Le ton a monté, mais la plupart des manifestants ont respecté le mot d'ordre de demeurer silencieux.

Le ministre a assuré avoir entendu le message des manifestants. « Je reçois votre message. Je suis certain que les gens ici souhaitent travailler. On fait tout pour créer des projets pour que vous travailliez et que vous n'ayez pas besoin de l'assurance-emploi », a-t-il affirmé.

Le ministre a quitté les lieux quelques minutes plus tard, après avoir souligné que les syndiqués ont fait connaître leur intention de voter pour le NPD dès le début de la campagne.

« Il ne s'est jamais engagé à assouplir les règles. Tout ce qu'il a en tête, c'est qu'on est contre lui. J'espère que les gens vont savoir où faire le X aux élections. On demande à tous les travailleurs de voter en masse », a conclu Roger Valcourt.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer