Contrer le décrochage chez les Premières Nations

Le directeur du Centre des Premières Nations Nikanite... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l'Université du Québec à Chicoutimi, Marco Bacon, organise le Colloque sur la persévérance et la réussite scolaire chez les Premières Nations, qui se tient à compter d'aujourd'hui au Montagnais.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Lutter contre le décrochage scolaire chez les Premiers Peuples et créer un réseau d'entraide chez les enseignants oeuvrant auprès des communautés autochtones, voilà les missions de la deuxième édition du Colloque sur la persévérance et la réussite scolaire chez les Premières Nations, qui a lieu à compter d'aujourd'hui à l'hôtel Le Montagnais.

Cette deuxième édition s'annonce plus remplie que la première. Soixante-dix ateliers seront offerts aux participants, comparativement à 40 l'an dernier. «Nous avons été victimes de notre succès et la participation a nettement augmenté pour cette deuxième édition. Le but du colloque est vraiment de créer un lien entre les commissions scolaires, les enseignants, les écoles et les étudiants autochtones. Nous voulions offrir un réseau d'échanges, puisque c'était un besoin», a indiqué le directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Marco Bacon.

Selon lui, certains enseignants oeuvrant dans les communautés autochtones doivent user de créativité et développer leurs propres outils d'enseignement.

«Nous le savons, le taux de décrochage est plus importants chez les Premiers Peuples. La situation géographique, sociale et financière joue également un rôle sur la persévérance et la réussite scolaire. Par exemple, certaines écoles n'ont pas les mêmes moyens que les établissements situés dans les zones urbaines. Je pense aux bibliothèques ou à Internet. Certains professeurs doivent être plus créatifs pour intéresser les élèves et c'est justement pour aider les enseignants que certains ateliers seront offerts. Il y a des projets qui voient le jour dans une communauté et qui peuvent être repris ailleurs», a expliqué Marco Bacon.

Plusieurs invités

Des invités de marque participeront également au colloque, dont Florent Vollant. «Il y aura aussi des auteurs et poètes. Nous voulons offrir des modèles de réussite et envoyer un message positif. Je n'aime pas dire qu'on fait pitié ou que c'est plus difficile pour les Premiers Peuples. L'important, c'est de mettre sur pied des projets qui grandiront au fil des prochaines éditions du colloque», souligne Marco Bacon, ajoutant souhaiter voir l'événement perdurer dans le temps.

Ce soir, un événement littéraire se tiendra à compter de 17 h, au bar l'Éclipse du Montagnais. Des performances de poésies seront au programme.

Études secondaires

Une enquête réalisée en 2012 par Statistique Canada auprès des peuples autochtones indiquait que 72 % des Premières Nations vivant hors réserve, 42 % des Inuit et 77 % des Métis âgés de 18 à 44 ans détenaient un diplôme d'études secondaires. Chez les non-autochtones, le chiffre grimpait à 89 %.

Chez les finissants, 14 % des Premières Nations vivant hors réserve, 15 % des Inuit et 9 % des Métis avaient quitté l'école au moins une fois avant d'y revenir et d'obtenir leur diplôme d'études secondaires.

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