Les programmes des partis évalués

Une mauvaise note environnementale pour les conservateurs

Le directeur de la Chaire en éco-conseil de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le directeur de la Chaire en éco-conseil de l'UQAC, Claude Villeneuve, a fait partie d'un groupe de 70 scientifiques qui ont étudié les programmes électoraux des partis fédéraux.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Diminuer les émissions de gaz à effet de serre afin que le Canada cesse de faire piètre figure sur la scène internationale en matière d'environnement: voilà la mission que se sont fixée 70 scientifiques canadiens, dont le directeur de la Chaire en éco-conseil de l'UQAC, Claude Villeneuve. En pleine campagne électorale, le programme de chacun des partis politiques a été scruté à la loupe et 10 propositions leur ont été soumises. Sans grande surprise pour les experts, c'est le Parti conservateur qui traîne de la patte, loin derrière ses rivaux, lorsqu'on parle d'engagements environnementaux.

Si l'environnement reste un sujet plus ou moins abordé en période électorale, Claude Villeneuve estime que ce n'est pas entièrement la faute des partis. «Les politiciens parlent de ce que les électeurs veulent entendre. Si les citoyens n'ont pas d'intérêt pour l'environnement, les politiciens n'en parleront pas», estime Claude Villeneuve.

Toutefois, le directeur de la Chaire en éco-conseil, tout comme les 69 autres scientifiques avec lesquels il a travaillé, croit que les partis ont intérêt à prendre des engagements et à peaufiner leur programme en ce qui concerne l'environnement. «L'objectif de nos propositions est de réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. C'est possible. Et nous avons soumis aux partis une liste de 10 solutions afin que le prochain gouvernement puisse y arriver», explique Claude Villeneuve.

Parmi ces solutions, les scientifiques ont ciblé l'établissement du prix sur le carbone comme priorité. Seuls le Parti vert et le Nouveau Parti démocratique ont pris un engagement à ce sujet. Évidemment, le Parti vert est celui qui s'en tire le mieux au sujet des engagements environnementaux. Sur les 10 recommandations du groupe de scientifiques, les verts en respectent neuf.

«Ce n'est pas surprenant, mais ce qui serait surprenant, c'est que les verts soient portés au pouvoir. Sinon, les libéraux et les néo-démocrates ne s'en tirent pas trop mal et se rejoignent sur plusieurs points. Mais si on regarde attentivement le programme de ces deux partis, ce sont les libéraux qui proposent des actions plus ciblées», a indiqué Claude Villeneuve.

Les conservateurs, eux, ne remplissent aucune des 10 recommandations des scientifiques. «Il y a deux mentions concernant nos propositions dans leur programme, mais rien de concret. Ce n'est pas vraiment surprenant, les conservateurs font toujours piètre figure lorsqu'on parle d'environnement», ajoute M. Villeneuve.

La liste de recommandations a été remise à chacun des partis. Il leur était ainsi possible d'apporter des changements dans leur programme, s'ils voulaient atteindre les objectifs. Seul le Bloc québécois a apporté quelques précisions à son programme.

«Ce que nous désirons avec cette liste, c'est de faire en sorte que l'environnement occupe une plus grande place d'ici la fin de la campagne électorale.»

À la conférence de l'ONU sur le climat à Lima, tenue à la fin de 2014, le pays se classait encore une fois au bas du palmarès annuel en ce qui a trait à la lutte contre les changements climatiques. En effet, le Canada occupait le 58e rang sur 61.

«Il est temps de se refaire une beauté. Mais tout va dépendre du prochain gouvernement», a ajouté Claude Villeneuve.

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