Foire des vinyles de Saguenay

Ghislain Tremblay attire les regards

Ces albums d'Elvis Presley et des Beatles sont... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Ces albums d'Elvis Presley et des Beatles sont très rares. Ils font partie de la collection de Ghislain Tremblay, qui possède plus de 35 000 vinyles.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Seriez-vous prêt à vous départir de 396$ pour mettre la main sur le rarissime album des Beatles Ain't She Sweet? Auriez-vous l'audace de tendre trois billets bruns dans le but d'acquérir le microsillon Loving You d'Elvis Presley, impeccable dans sa pochette originale de 1957? Pour certains amateurs de musique, ces perles de vinyle n'ont tout simplement pas de prix.

La preuve en est que dès 9h, hier, des dizaines de personnes se sont mises à graviter autour de la table de Ghislain Tremblay, flairant la bonne affaire ou fouinant tout simplement dans les boîtes du collectionneur en quête d'un trésor inédit. Le citoyen de Saint-David-de-Falardeau participait à la première mouture de la Foire des vinyles de Saguenay, laquelle avait lieu au sous-sol de l'église Saint-Isidore, à Rivière-du-Moulin. Passionné de 33 tours, Ghislain Tremblay n'avait apporté avec lui qu'un mince échantillon de sa collection d'environ 35 000 pièces. Selon lui, il s'agit de l'une des plus imposantes au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Cet album est extrêmement rare. Il compte quatre pièces des Beatles, mais étant donné qu'ils étaient peu connus à l'époque, le groupe The Swallows occupe la balance du disque. Il n'y en a vraiment pas beaucoup au Québec. Il est évalué à 600$. Je le fais 396$. Il est impeccable», lance l'amoureux des mystiques galettes noires, redevenues au goût du jour. Le collectionneur a aménagé une pièce de 32 pieds par 15 pieds à l'intérieur de sa résidence, où il entrepose ses objets de prédilection. Si Ghislain Tremblay avait bien l'intention de vendre quelques disques hier, son objectif relevait davantage du réseautage et de la prise de commandes. Peu après l'ouverture des portes de la foire, son calepin de notes était déjà bien garni. Tout comme son porte-feuille, où nichaient 100$ de plus.

Passion

Ghislain Tremblay a acheté son premier vinyle chez Marcel Marchand, sur la rue Racine, à l'âge de 16 ans. L'opus de Fats Domino l'a complètement envoûté et lui a donné la piqûre pour la musique. À 72 ans, l'ex-joueur d'accordéon éprouve le même plaisir ressenti il y a presque six décennies, alors qu'il faisait tourner son tout premier microsillon.

«Collectionner des vinyles est devenu un passe-temps pour moi. Je travaillais sur la route et j'arrêtais dans des ventes de garage ou dans des stations de radio qui voulaient se départir de leurs disques. J'en ai ramassé beaucoup comme ça», a fait valoir le collectionneur, au moment où Émilie Bellemarre, une fanatique de musique analogique, lui marchandait des albums de Rick Astley, Billy Joel et Soupir, le défunt groupe de Normand Brathwaite.

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