Onde de choc chez les moniteurs

Les révélations ont créé une onde de choc... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Les révélations ont créé une onde de choc au sein des moniteurs et monitrices du Centre du Lac-Pouce.

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Trois jeunes garçons d'une dizaine d'années affirment que leur gardien de nuit, au Centre du Lac-Pouce à Laterrière, leur a fait des bisous dans le cou et dans le dos et leur a touché le pénis.

Des révélations qui ont créé une onde de choc au sein des moniteurs et monitrices du centre de plein air.

Au troisième jour du procès du moniteur et gardien de nuit du centre, Sébastien «Pellicule» Tremblay, accusé de contacts sexuels et de voyeurisme sur huit jeunes garçons âgés de 10 à 12 ans, les choses se précisent un peu plus dans cette histoire survenue dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2013.

Depuis le début des procédures devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, les médias et le public avaient été invités à demeurer à l'extérieur de la salle d'audience lors des témoignages des présumées victimes.

Mais jeudi matin, deux responsables du camp estival ont relaté les révélations des enfants dans les heures qui ont suivi les possibles agressions de Pellicule.

La première monitrice avisée a été Laurence «Cheerios» Deschênes. Mercredi, elle a dévoilé que les trois enfants lui avaient raconté qu'il s'était passé des choses pas catholiques la veille dans la chambre du chalet principal du Lac-Pouce. Face à ces propos, Cheerios les a référés aux responsables Joanie «Colibri» Laplume et Carol-Ann «Pelouse» Foster.

Lors de la rencontre, les deux monitrices ont raconté que l'un des enfants avait avoué que «Pellicule» leur avait demandé s'il pouvait coucher avec eux le soir des événements. Ils n'ont pas voulu.

«Pellicule m'a flatté le ventre et a touché mon pénis», a lancé la première victime, lorsque questionnée par Carol-Ann Foster sur ce qui s'était produit la nuit précédente.

Ses deux amis de chambre n'ont pas immédiatement donné de détails, mais ils ont indiqué qu'ils avaient eu droit à des gestes similaires.

«Ils étaient mal à l'aise de devoir raconter ça. Ils n'étaient pas confortables», a mentionné Colibri.

Par la suite, Carol-Ann Foster, chef de camp, est venue confirmer les dires de sa collègue. Elle était sous le choc en attendant les propos des petits.

«Ils sont entrés dans mon bureau en disant qu'ils avaient des choses à me dire. Ils étaient hésitants à en parler et mal à l'aise.»

«Ils ont dit que Pellicule les avaient touchés au ventre et au front, de même qu'au pénis et qu'il leur aurait donné des bisous dans le cou et le dos. Un m'a dit qu'il s'était fait tirer le pénis et agripper les fesses. J'étais sans mot et je me suis mise en gestion de crise immédiatement», indique Pelouse, qui a immédiatement rencontré sa collègue et son patron.

En fin d'après-midi, un autre enfant et sa mère ont raconté un événement qui s'était produit la semaine précédente. Après avoir appris qu'un gardien de nuit du Lac-Pouce faisait face à des accusations de contacts sexuels, la maman a interrogé son fils pour savoir s'il s'était produit quelque chose de spécial.

«Il m'a dit que le gardien de nuit était bizarre et qu'un matin, il avait baissé sa couverture, lui avait flatté la bedaine et dit que mon fils avait de beaux boxers. Ça s'est arrêté là», a raconté cette mère de famille.

Si le travail de gardien de nuit se faisait selon une rotation des moniteurs dans les années passées, les choses ont été modifiées en 2013. Tremblay voulait revenir travailler au Lac-Pouce. On lui avait offert le poste de nuit afin de lui permettre de poursuivre son boulot dans une garderie du secteur.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer