Pour les gens démunis

Des lunettes à bon prix

Simon Dufour, alias le Marchand de lunettes, sera... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Simon Dufour, alias le Marchand de lunettes, sera à Saguenay une fois par mois avec ses valises remplies de lunettes.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Les gens plus démunis de Saguenay ont maintenant accès à un service de lunetterie communautaire. L'opticien Simon Dufour, alias le Marchand de lunettes, propose des montures et des lentilles à une fraction du prix, destinées à ceux et celles qui n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour bien voir.

Simon Dufour, qui oeuvre surtout à Québec, s'est associé à l'A.S.T.U.C.E du Saguenay, afin d'offrir aux gens de la région une alternative plus abordable. Le Marchand de lunettes est un opticien itinérant. Il se promène un peu partout avec ses valises remplies de montures et offre des lunettes à des prix aussi bas qu'il le peut.

«J'offre les mêmes services qu'une lunetterie. Les gens viennent me voir avec leur prescription et je leur propose des lunettes qui correspondent à leurs besoins. J'achète mes montures chez les grossistes et je fais faire les verres en laboratoire. Il s'agit vraiment des mêmes services que chez les lunetteries, mais je n'ai pas de marques spécifiques. Une monture à 850$ dans les lunetteries, je peux m'en sortir à 350$», explique Simon Dufour, qui proposera également des lunettes à des prix aussi bas que 20$.

«Il y a des préjugés face aux gens vivant de l'aide sociale. Tout le monde pense que ces personnes ont tout gratuit. Ce n'est pas vrai. Ils ont un montant pour des lunettes, mais ce montant n'a pas augmenté depuis 10 ans, tandis que le prix des montures a doublé», note l'opticien.

Mais cela veut-il dire que les lunetteries vendent leurs produits à des prix trop élevés? «Je ne peux pas dire ça, car je ne sais pas comment ça fonctionne pour une grosse lunetterie. Moi, je n'ai pas de local, je ne paie pas d'employés ni de publicité. Je fais tout moi-même», explique celui qui a d'abord travaillé dans les commerces de lunettes, mais qui s'est tourné vers le communautaire il y a trois ans. «Le communautaire me correspondait mieux. Je ne me sentais pas à ma place dans les boutiques. En tant qu'opticien, je voulais surtout aider les gens qui en ont vraiment besoin», ajoute le Marchand de lunettes, qui a été séduit par le travail du Bonhomme à lunettes de Montréal.

Bien que l'A.S.T.U.C.E n'ait pas de chiffres précis, le coordonnateur Sylvain Bergeron estime que le besoin à Saguenay était criant. «La moitié de nos membres qui ont besoin de lunettes les achètent chez Dollarama ou à la pharmacie. Depuis que nous avons lancé le programme avec Simon Dufour, le nombre de demandes de rendez-vous a explosé», explique Sylvain Bergeron.

Simon Dufour sera à Saguenay une fois par mois. Les gens qui désirent le rencontrer doivent communiquer avec l'A.S.T.U.C.E, au 418 543-3569. «Je ne fais pas d'enquête de crédit pour m'assurer que les clients sont prestataires de l'aide sociale. Je peux aussi bien aider des travailleurs qui n'ont pas les moyens de se payer une monture à 800$ ou des chômeurs», ajoute le Marchand de lunettes.

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