Vaudreuil: emplois et inconvénients dans la balance

Le directeur de l'Usine Vaudreuil, Jean-François Nadeau, a... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le directeur de l'Usine Vaudreuil, Jean-François Nadeau, a présenté le projet à quelque 100 citoyens, hier. Les consultations se poursuivent ce soir, à 19h, à la Pulperie de Chicoutimi.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Ce sont essentiellement les mêmes préoccupations que la veille qui ont été soulevées par les citoyens touchés par l'implantation éventuelle d'un second site de résidus de bauxite, hier à Arvida. Et, comme lundi, les représentants de Rio Tinto Alcan pouvaient bénéficier d'un argument de poids: 135 millions de dollars de retombées et 1000 emplois directs.

La population des secteurs Saint-Jean-Eudes et Panoramique avait été invitée à une rencontre au Club de golf Saguenay Arvida. Une centaine de personnes se sont présentées. Les enjeux de la pollution visuelle, de la pollution par le bruit, des risques environnementaux et de la baisse de la valeur des maisons environnantes ont été soulevés par les participants.

« Je ne sens pas que ce sont des consultations, je sens plus que c'est de l'information », a dit d'entrée de jeu la citoyenne Linda Harvey.

Plusieurs citoyens ont plaidé que la zone tampon de 500 mètres entre un deuxième « lac de boues rouges » et les maisons les plus proches est trop petite. Ce nouveau site aurait une dimension de 110 hectares, comparativement à 200 hectares pour l'ancien. Cette deuxième phase permettrait de prolonger la durée de vie de Vaudreuil jusqu'en 2047, selon les estimations de l'entreprise.

« L'usine, on l'entend déjà tous les jours. Ce n'est pas socialement acceptable! », a dit un autre citoyen.

« Je vous mentirais si je vous disais que je pense que 100 % des gens vont accepter le projet, a dit le directeur de l'Usine Vaudreuil, Jean-François Nadeau. Je fais travailler 1000 personnes (emplois directs). Fermer cette usine, ce n'est pas une option pour moi. Je veux trouver une autre solution, en collaboration avec la population. On ne peut pas se passer des retombées économiques de Vaudreuil. J'espère que l'on va bonifier le projet pour obtenir du succès. C'est à se parler qu'on va se comprendre. Le projet n'est pas finalisé. »

Ministère

Une citoyenne a rappelé une amende qu'a eue RTA en 2009. Elle avait alors reconnu sa culpabilité à une infraction à la Loi sur la qualité de l'environnement commise en avril 2007, lorsqu'elle avait laissé échapper des boues rouges.

Jean-François Nadeau a mentionné espérer qu'un projet « économiquement viable » soit bientôt déposé pour réutiliser les résidus de bauxite. « De plus, avec notre nouvelle technologie - la filtration industrielle - c'est du solide et non du liquide, donc il y a moins de risques de contamination. »

Laterrière

La solution de transporter les résidus à Laterrière a encore une fois été soulevée à maintes reprises. Jean-François Nadeau a expliqué que cette solution avait été étudiée, mais est « très difficile à réaliser techniquement et demande un investissement faramineux. De plus, plus tu promènes les résidus, plus les risques environnementaux sont grands. »

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