Denis Lebel dit non au déversement des eaux usées

Denis Lebel n'a pas voulu s'avancer sur les... (Photo La Presse)

Agrandir

Denis Lebel n'a pas voulu s'avancer sur les conséquences pour la ville de Montréal si elle décidait tout de même de procéder à ce déversement prévu à compter du 18 octobre

Photo La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le gouvernement canadien demande aux autorités de la ville de Montréal de suspendre leur décision de déverser huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent.

Le député de Roberval-Lac-Saint-Jean, Denis Lebel, a lancé un message au maire de la métropole québécoise, Denis Coderre, hier après-midi, dans le cadre d'un point de presse à Saguenay.

«La ministre a demandé à Environnement Canada d'explorer des options afin d'empêcher ce rejet pendant que nous recueillons plus d'informations sur l'impact environnemental. La ministre demande au maire Denis Coderre de suspendre ses plans tant qu'une évaluation appropriée n'aura pas été effectuée», ajoute le député de Roberval-Lac-Saint-Jean.

M. Lebel a fait la déclaration au nom de la ministre de l'Environnement du Canada, Leona Aglukkaq, en lien avec ce projet de rejeter les eaux usées directement dans le fleuve Saint-Laurent pendant le mois d'octobre, pour effectuer des travaux sur le réseau d'égouts.

«Le fleuve Saint-Laurent est l'un des cours d'eau les plus importants du Canada, hébergeant plusieurs espèces de baleines et de poissons et alimentant des milliers de Canadiens en eau potable. En outre, de nombreux Québécois l'utilisent à des fins récréatives», a d'abord mentionné le ministre Lebel.

«La proposition de la ville de Montréal de déverser des milliards de litres d'eaux usées non traitées est très préoccupante. L'article 36.3 de la loi des pêches stipule qu'il est interdit d'immerger ou de rejeter une substance nocive dans des eaux où vivent des poissons», ajoute-t-il.

M. Lebel n'a pas voulu s'avancer sur les conséquences pour la ville de Montréal si elle décidait tout de même de procéder à ce déversement prévu à compter du 18 octobre.

«Nous n'en sommes pas là pour le moment. Je crois que la ville de Montréal reçoit bien notre message. Nous ne disons pas que nous ne sommes pas d'accord avec Environnement Québec et la ville de Montréal. Mais nous pensons qu'il faut prendre une pause, le temps que des spécialistes regardent à tout ça. Il faut voir si d'autres solutions peuvent être envisagées.

«La juridiction des villes appartient à Québec. Si le fédéral intervient à ce stade-ci, c'est que l'on fait référence à des éléments de compétence fédérale comme la loi de Pêches et Océans et du ministère de l'Environnement du Canada. On demande une pause pour voir si d'autres solutions sont envisageables», conclut Denis Lebel.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer